Football: 72 secondes de bonheur maintiennent la Suisse en Ligue A

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Football72 secondes de bonheur maintiennent la Suisse en Ligue A

L’équipe nationale bat 2-1 la République tchèque à Saint-Gall, grâce deux buts coup sur coup de Freuler et Embolo. Sommer a arrêté un penalty.

par
Valentin Schnorhk
(- Saint-Gall)
La joie des Suisses après le 2-0 inscrit par Breel Embolo (à g.).

La joie des Suisses après le 2-0 inscrit par Breel Embolo (à g.).

AFP

Tant bien que mal, grâce à une deuxième partie de Ligue des nations bien mieux gérée que la première, la Suisse conserve sa place en Ligue A. Son succès 2-1 contre la République tchèque mardi à Saint-Gall lui garantit de continuer d’affronter les meilleures nations européennes lors de la prochaine édition, en 2024-25. Et pourtant, rien ne fut simple sur ce dernier match, où un peu plus d’une minute a suffi à éclipser une heure et demie très moyenne.

Le concept n’est pas souvent usité en football, mais l’idée de momentum peut parfois aussi y trouver son sens. Lorsqu’il vous tombe dessus, il faut savoir l’exploiter. Bien en a pris à l’équipe de Suisse qui, en l’espace de 72 secondes, a su se départir de tous les mourons qu’elle pouvait nourrir après une première demi-heure inaboutie à Saint-Gall.

72 secondes, c’est donc le temps que la Suisse a pris pour prendre un avantage de deux buts. D’abord, sur une séquence de domination installée dans le camp tchèque, avec une conduite de Fabian Schär (aligné pour pallier la suspension d’Akanji) qui fixait la défense et décalait Xherdan Shaqiri sur sa droite. Le centre du meneur de jeu était repris au deuxième poteau de la tête par Remo Freuler (29e).

À peine le temps de célébrer que, sur le coup d’envoi tchèque, Breel Embolo interceptait la passe en retrait plein axe de Kalvach pour s’en aller frapper de l’entrée de la surface et tromper Vaclik. Tout est plus simple ainsi.

Sommer encore sauveur

Surtout après cette entame de match où l’équipe nationale peinait face à la verticalité et l’intensité d’une République tchèque qui n’avait d’autre choix que de l’emporter pour se maintenir en Ligue A. Avec un Nico Elvedi souvent emprunté dans les duels, la Suisse devait assister aux assauts de Soucek (tête captée par Sommer à la 2e), Jemelka (frappe au-dessus cinq minutes plus tard), Vlkanova (qui touche la barre à la 8e) ou encore de Cerny dont la frappe croisée pouvait être déviée suffisamment par le portier suisse (22e).

C’est peu dire que la Suisse s’en sortait bien. Mais le travail de résistance n’était pas terminé. En veulent pour preuves les tentatives tchèques qui allaient reprendre. Il y a ainsi eu ce poteau de Coufal (42e), avant que Patrik Schick ne trouve finalement la faille juste avant la pause, sur un centre en retrait de Zima.

Ça ne s’est pas arrêté là. Certes, Breel Embolo allait se créer deux grosses situations, mais la République tchèque continuait à se montrer menaçante. Jusqu’à obtenir un penalty pour une faute grotesque d’un Elvedi dépassé par Schick. Sauf qu’une fois encore, le sauveur se sera appelé Yann Sommer, impérial sur l’essai de Tomas Soucek (60e) et un peu chanceux sur un nouveau poteau de Kuchta (88e).

L’homme ne choisit pas ses compétitions. Tant mieux: rendez-vous est pris pour la Coupe du monde au Qatar. Départ le 14 novembre prochain, pour un premier match le 24 novembre contre le Cameroun.

Suisse - République tchèque 2-1 (2-1)

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