Actualisé 08.02.2019 à 17:29

À 17 ans, Fanny rajeunit le cor des Alpes

Passion

Une étudiante de Court (BE) participera samedi soir à la finale d'un concours folklorique diffusé sur SRF.

par
Vincent Donzé
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À l'heure du petit déjeuner, avec l'espoir que les téléspectateurs de l'émission «Viva Volksmusik» vote pour elle demain soir sur la chaîne SRF.

À l'heure du petit déjeuner, avec l'espoir que les téléspectateurs de l'émission «Viva Volksmusik» vote pour elle demain soir sur la chaîne SRF.

Vincent Donzé/Le Matin
Le cor des Alpes est déballé pour un échauffement dans le salon avant le départ pour Zurich.

Le cor des Alpes est déballé pour un échauffement dans le salon avant le départ pour Zurich.

Vincent Donzé/Le Matin
Sa soeur de 14 ans qu'elle appelle «la petite» l'aide à connecter les trois parties de l'instrument.

Sa soeur de 14 ans qu'elle appelle «la petite» l'aide à connecter les trois parties de l'instrument.

Vincent Donzé/Le Matin

La pression, elle la gère, du haut de ses 17 ans: l'an dernier à Rickenbach (LU), Fanny Känzig remportait la première place d'un concours folklorique réservé aux espoirs suisses, catégorie «cor des Alpes».

Demain soir à Zurich, cette étudiante de Court (BE) aura l'occasion de monter une marche supplémentaire en interprétant la composition contemporaine «Frühlingsgruess» lors d'un concours national diffusé en direct sur la chaîne SRF 1, à l'émission «Viva Volksmusik».

Fanny, chez elle, répétant avec son cor des Alpes. (Le Matin)

En 2017, c'est à Nendaz (VS) que Fanny a été récompensée. À son premier festival, elle avait 12 ans, tandis que le participant le plus âgé en avait 86. «En rentrant, elle s'était exclamée: «Mais c'est tous des vieux!», ce qui nous a bien fait rire», rapportent ses parents, Marianne et Pierre.

Au jardin

À Court, le son de son cor traverse le village, quand elle joue dans le jardin. «Un voisin établi de l'autre côté de la vallée lui a demandé de se déplacer et de jouer spécialement pour lui», sourit sa maman. Mais c'est surtout depuis le concert que Fanny a organisé à l'église du village, le 15 décembre dernier, que son instrument a séduit.

Établi à la montagne de Moutier, son professeur Philippe Holzer se déplace à Court pour obtenir jusqu’à 15 notes sans piston. Mais comme elle participe aussi aux répétitions d'un groupe de yodleurs à Interlaken, ses parents y passent tout leur temps libre.

Sponsorisée?

Depuis qu'elle s'est fait un nom, Fanny Känzig nourrit l'espoir d'être sponsorisée. Des invitations, elle en reçoit de partout. Un jour, elle se produit à l'invitation du directeur des montres Longines, un autre à celle de l'ambassadeur suisse au Monténégro.

C'est lors d'un séjour chez sa grand-mère que Fanny a mis un pied dans le cor, en visitant l'atelier d'un fabriquant fraîchement installé à Habkern (BE). «Le facteur d'instrument m'a dit que j'avais le truc», rapporte l'étudiante, qui jouait jusque là de la flûte douce et de la guitare sèche.

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