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CONCERTA 70 ans, Mick Jagger enflamme le stade de France

Malgré un démarrage trop sage, les Rolling Stones ont finalement donné satisfaction au public du Stade de France.

Après un démarrage un peu lent, les Rolling Stones ont finalement donné satisfaction au public du Stade de France vendredi pour l'unique étape hexagonale de leur tournée mondiale «14 on Fire».

Malgré la grève de la SNCF qui a perturbé le trafic vers le stade de Saint-Denis, le public est venu en masse pour un concert dont les 75'000 places s'étaient envolées en 51 minutes.

Le Premier ministre français Manuel Valls, entouré du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et du président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, ainsi que le tout-Paris médiatique, étaient aux premières loges pour assister à ce qui pourrait être la dernière tournée des quatre Anglais.

Ci-dessous, le Tweet de la députée Nathalie Kosciusko-Morizet:

Bonds enflammés...

Mick Jagger, en chemise à jabot prune et veste en lamé verte, et ses complices, sont arrivés sur scène à 21h30 pour deux heures d'un concert largement consacré aux tubes du groupe qui a fêté ses 50 ans de carrière en 2012. Mais le spectacle, entamé avec «Jumpin' Jack Flash» a eu du mal à démarrer devant un public bien sage, plombé par des temps morts et un son loin d'être parfait.

Sur scène, Mick Jagger porte pourtant beau ses 70 ans, déployant une incroyable énergie. Fidèle à sa réputation de showman, il bondit d'un bout à l'autre de l'estrade, se déhanche toujours aussi aisément avec ces mouvements saccadés si caractéristiques.

... et airs de vieux crocodile

A côté, Keith Richards, avec son bandeau aux couleurs de la Jamaïque et sa chemise verte éclatante, a des airs de vieux crocodile. Ses mouvements sont plus mesurés, même s'il prend un plaisir visible à cabotiner avec Ronnie Wood.

Derrière, Charlie Watts reste impassible mais précis comme un métronome derrière sa batterie.

Energie et désinvolture

Propriétaire d'un château en Touraine, Mick Jagger parle français avec aisance, taquinant les spectateurs d'un «Alors la France va gagner la coupe du monde ?... en finale contre l'Angleterre, hein ?» Mais il faut attendtre un «Out of control» pour lequel Mick Jagger sort son harmonica puis un «Honky Tonk Women» bien balancé pour que le public commence à se prendre au jeu.

Keith Richards prend le micro pour chanter «You Got Silver» et «Can't Be Seen«, mettant les spectateurs sous le charme de son énergie et de sa désinvolture. Puis le guitariste Mick Taylor rejoint le groupe pour un »Midnight Rambler« qui s'étend sur de longues minutes, Mick Jagger jouant plus que jamais avec son personnage de rockstar.

Le meilleur pour la fin

A partir de là, les classiques s'enchaînent à un beau rythme : »Miss You«, »Gimme Shelter«, »Start me up«... La scène est baignée de fumigènes rouges et d'une forêt de flammes quand se font entendre les premières notes d'un »Sympathy For The Devil« d'anthologie, que Jagger chante enveloppé dans une cape de plumes d'autruche rouge et noire.

La chanson est un des sommets de la soirée et des »woo woo« chantés par les spectateurs résonneront bien après la fin du concert dans les couloirs du métro parisien. Puis, une chorale fait son apparition sur scène pour le rappel, accompagnant Sir Mick sur »You Can't Always Get What You Want«.

Et le public a évidemment ce qu'il veut quand les Stones terminent leur concert par un »(I can't get no) Satisfaction« triomphal, avant de venir saluer bras dessus bras dessous comme au théâtre.

(AFP)

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