JusticeÀ Bienne, huit coups de couteau lui valent huit ans de prison
Un homme de 36 ans qui avait poignardé son ex-compagne quelques mois après leur rupture a été condamné à une peine de prison.
- par
- LeMatin.ch

Le Tribunal régional Jura/bernois-Seeland a siégé en allemand, avec une traduction en turc.
Huit coups de couteau valent huit ans de prison: à Bienne, le Tribunal régional Jura bernois Seeland a condamné un Turc de 36 ans pour tentative de meurtre avec préméditation. La victime est son ex-compagne de 46 ans.
«Si je ne peux pas t'avoir, personne d'autre ne t'aura», avait menacé l'homme après une année et demie de ménage en commun. Comme le rapporte le «Bieler Tagblatt», son agressivité a décuplé lorsqu'il a compris qu'elle voulait le quitter.
Prendre un café
Madame s'est décidée à partir lorsque ses deux filles ont menacé de déménager. Au sein d'une famille recomposée, l'homme a exercé sa domination en interdisant à sa compagne d'aller prendre un café avec des amies.
La vaisselle volait. La juge a relevé un choc culturel entre un Turc possessif et une Suissesse indépendante. Irascible, il ne se contentait pas de crier: il secouait, voire étranglait sa compagne à la moindre contrariété. Elle estime avoir été violée à plusieurs reprises, mais le tribunal n'a pas retenu cette accusation.
«Appelez ce numéro»
Il la harcelait, la poursuivait. Se sentant menacée, la victime s'était adressée à la police à plusieurs reprises pour s'entendre répondre que «si vous avez des problèmes, vous pouvez appeler ce numéro».
Neuf mois après leur séparation, un jour de l'été 2016, l'homme a surgi au moment où son ex-compagne déposait son sac à commissions pour ouvrir la porte d'entrée. Il l'a poignardée au thorax, au ventre et à une cuisse.
Sans la rapidité des ambulanciers, elle serait morte. Ses lésions internes lui valent une incapacité de travail. Le «Bieler Tagblatt» rapporte qu'avant l'audition, lors d'un interrogatoire, son agresseur a prétendu que c'était elle qui s'était précipitée contre son couteau. Au terme de sa détention, il risquera une expulsion.