Venezuela: À Caracas, le Cubain Diaz-Canel serre les rangs
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VenezuelaÀ Caracas, le Cubain Diaz-Canel serre les rangs

En visite chez son allié Nicolas Maduro, le nouveau président cubain a fustigé les «sanctions et les actions impérialistes».

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LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

AFP
L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

AFP

Le nouveau président cubain Miguel Diaz-Canel s'est posé mercredi en grand défenseur du Venezuela pour son premier déplacement à l'étranger, chez son allié Nicolas Maduro, visé par des sanctions internationales après sa réélection contestée.

Attaques contre l'«impérialisme»

Le nouveau président cubain Miguel Diaz-Canel s'est posé mercredi en grand défenseur du Venezuela pour son premier déplacement à l'étranger, chez son allié Nicolas Maduro, visé par des sanctions internationales après sa réélection contestée.

Miguel Diaz-Canel, qui a succédé le 19 avril aux frères Fidel et Raul Castro, maîtres sur l'île caribéenne l'un après l'autre pendant presque 60 ans, a été reçu en grande pompe devant l'Assemblée constituante, uniquement composée des partisans de M. Maduro. Il a appelé à la «solidarité des peuples d'Amérique» avec le Venezuela face à la «guerre politique, diplomatique, économique et financière (...) de l'impérialisme».

«Nous connaissons parfaitement cette hypocrisie qui consiste à accuser (...) les gouvernements populaires des maux engendrés par les politiques, les sanctions et les actions impérialistes de soumission, harcèlement, isolement et embargo», a poursuivi ce civil de 58 ans en référence à la situation de son pays.

Cuba est soumis à un embargo américain depuis 1962.

Sanctions internationales

La communauté internationale presque au complet a condamné la réélection du socialiste Nicolas Maduro jusqu'en 2025 à la présidence de ce pays pétrolier, autrefois le plus riche d'Amérique latine et désormais plongé dans une crise économique historique.

Les Etats-Unis ont également infligé de nouvelles sanctions financières au Venezuela, après ce que le vice-président américain Mike Pence à qualifié de «farce».

L'Union européenne a décidé d'imposer de nouvelles sanctions contre les dirigeants vénézuéliens.

«Je suis très content d'être au Venezuela. Vive la révolution bolivarienne et vive le président Maduro!», a déclaré le chef d'Etat cubain à sa descente d'avion.

«Toutes mes félicitations pour le succès massif» à la présidentielle, a-t-il ajouté. Le Venezuela se débat entre une hyperinflation (attendue à 13.800% cette année par le FMI) et de graves pénuries d'aliments et de médicaments.

Déplaire aux Etats-Unis

Malgré ce paysage de désolation et la forte impopularité qui en découle, Nicolas Maduro a été réélu le 20 mai, avec 68% des voix contre 21,2% pour son principal adversaire, Henri Falcon.

Le scrutin, boycotté par l'opposition qui y voyait une «supercherie», a immédiatement été dénoncé notamment par le groupe de Lima, alliance de 14 pays du continent américain, qui ont retiré leurs ambassadeurs à Caracas.

«Peut-être que ce son émanant de la majorité a déplu aux Etats-Unis et à cette droite incapable de reconnaître la légitimité», a ajouté devant l'Assemblée constituante le leader cubain qui devait être ensuite reçu par Nicolas Maduro.

Avant son discours, le président cubain a déposé une gerbe au Panthéon vénézuélien sur la tombe du leader de l'indépendance Simon Bolivar (1783-1830).

Une visite de la tombe d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, était également prévue.

«Poursuivre la révolution cubaine»

Lors de son investiture mi-avril à Cuba, Miguel Diaz-Canel s'est engagé à «poursuivre la révolution cubaine dans un moment historique crucial», mais aussi à «perfectionner le socialisme», alors que Raul Castro restera secrétaire général du puissant Parti communiste cubain (PCC) jusqu'en 2021.

Maduro avait rendu visite au président cubain à La Havane, dès le lendemain de son investiture.

Cuba et le Venezuela se sont rapprochés sous le gouvernement d'Hugo Chavez, qui cultivait une relation étroite avec Fidel Castro. Caracas fournit du pétrole à l'île communiste, tandis que Cuba envoie des médecins au Venezuela.

(ats)

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