Variant Omicron – A ce rythme, la moitié des Suisses seront infectés en quelques semaines
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Variant Omicron À ce rythme, la moitié des Suisses seront infectés en quelques semaines

Alors que les cas explosent, les autorités se disent prêtes à réagir si les hôpitaux venaient à être surchargés. En interview, le président la Confédération Ignazio Cassis garde la tête froide.

Pour la grande majorité, le variant ne provoquera pas de symptômes graves.

Pour la grande majorité, le variant ne provoquera pas de symptômes graves.

20min/Matthias Spicher

«Dans les prochaines semaines»: tel est l’horizon temporel imaginé par Richard Neher, membre de la Task force scientifique, dans lequel la moitié des Suisses pourrait attraper le variant Omicron. «On pourrait atteindre 30’000 cas par jour en janvier», dit-il dans la «SonntagsZeitung», auxquels il faut ajouter toutes les infections sans symptômes qui ne seront pas détectées.

Une large circulation du virus est une certitude. L’inconnue, c’est la dangerosité du variant. Entrainera-il un afflux de patients aux soins intensifs? «On y traite pour l’instant surtout des personnes encore infectées par le Delta», indique le vice-président de la Task force Urs Karrer dans la «NZZ am Sonntag».

Hôpitaux toujours à risque

Omicron ne doit pas être sous-estimé, avertit Urs Karrer. «Nous partons du principe qu’il est certes plus doux que Delta, mais qu’il est tout aussi pathogène que les variants qui ont coûté la vie à près de 10’000 Suisses il y a un peu plus d’un an».

Tout dépendra du nombre. Même si seul 1% des 20’000 personnes quotidiennement infectées actuellement sont hospitalisées, cela représentera 200 lits de plus. «Ce n’est tout simplement pas gérable», avertit l’infectiologue de l’Hôpital cantonal de Winterthur.

Certaines activités hospitalières, par exemple les consultations ambulatoires, pourraient être limitées, afin de rendre du personnel soignant disponible. D’autant que celui-ci vient toujours plus à manquer en raison des quarantaines et des isolements.

La situation sera évaluée prochainement

D’ici mercredi, on en saura plus, écrit encore la «SonntagsZeitung». «Les prochains jours seront décisifs», y affirme le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé Lukas Engelberger. Il soutient le Conseil fédéral, qui a décidé vendredi de ne pas renforcer la lutte contre la pandémie. «Adapter les mesures dans les dernières heures de l’année passée aurait provoqué une panique», déclare le Bâlois.

Il pense qu’il faut être prêt à agir rapidement, si le variant Omicron s’avère être une menace. «Si le taux d’occupation des unités de soins intensifs continue d’augmenter, le Conseil fédéral ne pourra pas éviter de décider de nouvelles mesures dès la semaine prochaine ou du moins de les soumettre aux cantons pour consultation.»

Pour Cassis, la vaccination reste centrale

(ami)

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