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Proche-OrientA Gaza, Ban Ki-moon dénonce le blocus

Le secrétaire général de l'ONU a qualifié mardi le blocus israélien de «punition collective alimentant l'escalade» des violences.

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Des Palestiniens réclament la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH).  (Vendredi 1er février 2019)

Des Palestiniens réclament la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH). (Vendredi 1er février 2019)

AFP
Le président israélien Reuven Rivlin a rejeté dimanche la demande de grâce d'un soldat franco-israélien reconnu coupable et condamné pour avoir achevé un assaillant palestinien blessé et au sol. (Dimanche 19 novembre 2017)

Le président israélien Reuven Rivlin a rejeté dimanche la demande de grâce d'un soldat franco-israélien reconnu coupable et condamné pour avoir achevé un assaillant palestinien blessé et au sol. (Dimanche 19 novembre 2017)

Keystone
Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza visant à empêcher les infiltrations palestiniennes par des tunnels. (Jeudi 10 août 2017)

Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza visant à empêcher les infiltrations palestiniennes par des tunnels. (Jeudi 10 août 2017)

Keystone

Les déclarations de Ban Ki-moon surviennent après l'annonce par Israël du maintien du blocus de Gaza, malgré un accord de normalisation avec la Turquie qui réclamait sa levée.

Le blocus terrestre, maritime et aérien imposé depuis 10 ans par Israël à la bande de Gaza «étouffe les habitants, détruit l'économie et entrave la reconstruction» de la petite langue de terre côtière ravagée par trois offensives israéliennes depuis 2008, a lancé M. Ban. Il s'exprimait lors de sa quatrième et dernière visite à Gaza en tant que secrétaire général de l'ONU.

«C'est une punition collective dont les responsables devraient rendre des comptes», a-t-il poursuivi, depuis l'une des dizaines d'écoles de l'ONU. Ces établissements prennent en charge les réfugiés palestiniens, qui forment plus des trois quarts de la population de la bande de Gaza.

«Aujourd'hui, 70% des Gazaouis ont besoin d'une aide humanitaire. La moitié des jeunes gazaouis n'ont pas ou peu de perspectives d'emploi ou d'horizon pour leurs espérances», a-t-il encore dénoncé.

«Colère» et «désespoir»

Selon la Banque mondiale et l'ONU, le blocus a virtuellement tué toute exportation de Gaza et mené l'économie de la petite enclave coincée entre Egypte, Israël et Méditerranée au bord du gouffre. Il prive également de mouvement la grande majorité de ses 1,9 million d'habitants. Pour Israël, ce blocus est cependant nécessaire pour empêcher l'entrée de matériaux permettant aux groupes armés de produire leurs arsenaux artisanaux.

«Cette situation ne peut pas perdurer, elle alimente la colère et le désespoir, elle augmente le danger d'une escalade des hostilités», a affirmé M. Ban. La veille, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait qualifié ce blocus d'«intérêt sécuritaire de haute importance» pour Israël. Il avait affirmé qu'il n'était «pas prêt à le renégocier».affirmé qu'il n'était «pas prêt à le renégocier».

Ankara avait un temps affirmé conditionner la normalisation de ses relations avec Israël à la levée du blocus de Gaza. Sa brouille avec Israël était d'ailleurs née d'un assaut israélien meurtrier sur un navire turc tentant de briser le blocus de Gaza.

L'accord entre Israël et la Turquie comprendrait finalement la construction avec des fonds turcs d'une centrale électrique, d'une usine de dessalement et d'un hôpital à Gaza.

(ats)

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