Tennis - À Gstaad, l’ogre de l’ocre Casper Ruud complète son «doublé suisse»
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TennisÀ Gstaad, l’ogre de l’ocre Casper Ruud complète son «doublé suisse»

Le Norvégien, tête de série No 3, s’est imposé en finale face au Français Hugo Gaston (6-3 6-2). Il a ainsi remporté le tournoi ATP de l’Oberland bernois, quelques semaines après le Geneva Open.

par
Sport-Center
Le Norvégien a encore été costaud.

Le Norvégien a encore été costaud.

AFP

Ruud est la nouvelle terreur de la terre battue! Avec ce troisième trophée de la saison fêté sur l’ocre du court de Gstaad, où il a remporté son 41 succès sur terre depuis le début de l’année 2020, le Scandinave est l'homme qui a gagné le plus de parties sur cette surface depuis 19 mois. Le vainqueur des tournois de Genève, il y a quelques semaines, et de Bastad, dimanche dernier, fait mieux, notamment, qu'un certain Stefanos Tsitsipas (34).

Le Norvégien est entré dans le top 50 de l'ATP en janvier 2020, parmi les 25 meilleurs en septembre dernier et va encore faire mieux que son 14e rang actuel la semaine prochaine. Le record de Norvège (un matricule 39 détenu par son père Christian au milieu des années 90), va donc encore être amélioré sous peu. Et il n’y a pas eu photo, cette semaine, dans le canton de Berne.

Tout en puissance

Hugo Gaston aura finalement eu l'occasion d'y croire... quelques secondes. Le temps de mener 0-4 sur le premier engagement du bombardier scandinave. Mais, puisque Ruud porte décidément très bien son nom, il a ensuite déroulé tout en puissance et en réalisme, pour finir par réussir un extrêmement rare «doublé» suisse: victoire au Geneva Open, triomphe dans l'Oberland bernois.

«Gaston a été bon, a soufflé le Norvégien, juste avant de s’emparer du trophée. Il ne donne rien, retourne bien et remet beaucoup de balles dans le court. Ça a été l'un des matches les plus compliqués pour moi de ces dernières semaines. J'ai essayé de bien jouer à chaque point, parce qu'on sait leur valeur sur la terre battue... Pour gagner des tournois comme ça, il faut battre de sacrément bons adversaires. Mais j'ai toujours été bon et j'ai pu gagner ce trophée aujourd'hui après une belle bagarre.»

«Monde d’avant»

La première manche a été bouclée en un peu moins de 40 minutes, sans que le Toulousain n'ait pourtant démérité, ni eu l'impression d'être tellement inférieur à son adversaire. Le Français a ensuite perdu son deuxième engagement de la seconde manche, non sans avoir proposé des points spectaculaires, eu quelques occasions de débreaker, vendu chèrement sa peau et pesté, aussi, contre un avion dans le «money time» de la deuxième manche.

Le titre a définitivement basculé dans l'escarcelle du droitier, né à Oslo il y a 22 ans, lors d’un terrible septième jeu du deuxième set, qui a duré près d’un quart d’heure. Ruud a ensuite bouclé l’affaire sur un ace et sa deuxième balle de match, après plus d’une heure et demie de bataille. Cette finale magnifique a couronné une jolie semaine dans la station bernoise, où les spectateurs auront eu un petit échantillon du «monde d’avant» et rempli copieusement les tribunes de la Roy Emerson Arena.

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