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Hockey sur glaceA jouer avec le feu, Zurich finira-t-il par se brûler?

Vainqueurs à Bienne, les Zurich Lions vont-ils passer en play-off?

par
Julien Boegli
Bienne
Keystone

Quelle manœuvre ces énigmatiques Lions de Zurich sont-ils donc en train de projeter? Soit le succès, chiche, décroché à Bienne n’était qu’une réplique passagère après quatre revers consécutifs et leur situation, alors, s’avère être aussi inquiétante que certains le pensent. Dans ce cas, l’organisation du «Z» écrira prochainement l’une des pages les plus sombres de ce troisième millénaire en manquant les séries finales pour la première fois depuis treize ans.

Ou bien, suffisamment sûrs de leur fait, les joueurs d’Arno Del Curto ne font finalement que se contenter du minimum nécessaire pour terminer sur la barre, avant de hausser le ton sitôt que les choses sérieuses commenceront. Se faire violence à ce stade-ci de la saison n’est de toute manière pas habituel au Hallenstadion. Les Zurichois n’avaient-ils pas décroché le titre le printemps dernier après avoir fini à un modeste septième rang au terme du championnat régulier ?

Malgré une position inconfortable et les nombreux grincements de dents que le revers de mardi contre Genève a suscités, les ZSC n’ont, comme de coutume, rien laissé transparaître à Bienne. Ni affolement, ni envie débordante de relancer une machine à l’arrêt. Dominés lors de la période initiale par des Seelandais plus voraces, ils ont tout de même compris qu’il était temps d’entreprendre quelque chose. Zurich a alors fait la seule chose qu’il semble capable d’effectuer correctement actuellement, c’est-à-dire diminuer considérablement le rythme des débats, assez pour amener son adversaire dans un état de somnolence, et piquer celui-ci par surprise. Le champion de l’exercice 17/18 en est ainsi réduit à cela s’il espère redresser la barre.

Devenu totalement inoffensif dès l’entame du tiers médian, Bienne a bien cru pouvoir sauver l’essentiel en égalisant par son top scorer Toni Rajala en toute fin de partie et en infériorité numérique, puisque Marc-Antoine Pouliot purgeait quatre minutes de punition. Et puis Simon Bodenmann, sur la même situation spéciale, a frappé. Cette victoire ne doit rien au génie créatif de qui que ce soit. Le résultat décroché n’est pas non plus le fruit d’une prestation de haute volée. Heureusement pour eux, Gerring et ses camarades ont trouvé sur le chemin un collectif seelandais en manque de répondant. Et qui ne les précède désormais que de trois longueurs dans la hiérarchie.

Bienne – Zurich 2-4 (1-1 0-1 1-2)

Tissot Arena. 5755 spectateurs. Arbitres: MM. Wiegand, Stricker, Castelli et Cattaneo.

Buts: 6e Chris Baltisberger (Herzog) 0-1, 9e Pouliot (Brunner, Riat/5 c 3) 1-1, 32eSuter (Noreau, Bodenmann) 1-2, 58e Rajala (Kärki, Forster/4 c 5 !) 2-2. 59eBodemann (Cervenka/5 c 4) 2-3, 60e (59’28) Bodenmann (Cervenka/ cage vide) 2-4.

Bienne: Hiller; Fey, Salmela; Kreis, Sataric; Moser, Forster; Petschenig; Riat, Pouliot, Rajala; Brunner, Neuenschwander, Künzle; Hügli, Fuchs, Kärki; Schmutz, Tschantré, Pedretti; Lüthi. Entraîneur: Törmänen.

Zurich: Flüeler; Klein, Phil Baltisberger; Noreau, Geering; Karrer, Marti; Sutter, Berni; Bachofner, Moore, Cervenka; Bodenmann, Suter, Hollenstein; Chris Baltisberger, Schäppi, Herzog; Miranda, Prassl, Hinterkircher. Entraîneur: Del Curto.

Notes: Bienne sans Diem, Paupe (blessés), Earl (étranger surnuméraire) ni Maurer (surnuméraire). Zurich sans Backman, Blindenbacher, Nilsson, Wick (blessés) ni Pettersson (étranger surnuméraire). Hiller retient un penalty de Hollenstein (32e). Temps mort Bienne (58’23).

Pénalités: 4 x 2' contre chaque équipe.

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