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UkraineA Kiev, le parti au pouvoir réclame un remaniement

En raison de la crise politique qui secoue l'Ukraine, le parti au pouvoir demande au premier ministre de «remanier à 90% le gouvernement».

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L'opposante Ioulia Timochenko a déclaré dimanche qu'elle n'était pas intéressée par le poste de Premier ministre. (23 février 2014)

L'opposante Ioulia Timochenko a déclaré dimanche qu'elle n'était pas intéressée par le poste de Premier ministre. (23 février 2014)

Keystone
Le clan du président déchu Ianoukovitch (photo) est visé par deux mandats d'arrêts, un contre l'ex-ministre ukrainien des Revenus Oleksander Klimenko et un autre à l'encontre de l'ex-procureur général Viktor Pchonka. (23 février 2014)

Le clan du président déchu Ianoukovitch (photo) est visé par deux mandats d'arrêts, un contre l'ex-ministre ukrainien des Revenus Oleksander Klimenko et un autre à l'encontre de l'ex-procureur général Viktor Pchonka. (23 février 2014)

Keystone
Le président du Parlement Olexandre Tourtchinov devient président de l'Ukraine par intérim, en remplacement de Viktor Ianoukovitch, destitué samedi (23 février 2014).

Le président du Parlement Olexandre Tourtchinov devient président de l'Ukraine par intérim, en remplacement de Viktor Ianoukovitch, destitué samedi (23 février 2014).

Keystone

Les députés du parti au pouvoir en Ukraine, le Parti des régions, ont demandé lundi au Premier ministre Mykola Azarov de procéder à un remaniement majeur du gouvernement, en raison de la profonde crise politique qui agite le pays depuis plus de trois semaines. La démission du Premier ministre n'a pas été demandée.

«Nous avons demandé à M. Azarov de remanier à 90% le gouvernement», a déclaré lundi la députée Anna Guerman à l'issue d'une rencontre entre des députés et le Premier ministre.

«Azarov a dit qu'il informerait aujourd'hui le président de la position de la fraction parlementaire et que des conclusions en seraient tirées», a-t-elle ajouté, précisant que les députés n'avaient pas demandé la démission du Premier ministre.

Les autorités ukrainiennes sont confrontées à une crise politique majeure depuis le refus du président Viktor Ianoukovitch fin novembre de signer un accord d'association avec l'Union européenne, pourtant prévu de longue date, au profit d'un rapprochement avec la Russie.

Cette décision a poussé des centaines de milliers d'Ukrainiens pro-européens à descendre dans la rue, un mouvement de contestation qui dure depuis plus de trois semaines.

Porte ouverte à un accord

Plusieurs ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont affirmé lundi à Bruxelles que la porte restait «ouverte» à un accord d'association avec l'Ukraine, malgré l'annonce d'une suspension des discussions faite la veille par le commissaire chargé du dossier.

«La porte reste ouverte», a déclaré William Hague, le chef de la diplomatie britannique, avant une réunion avec ses homologues dominée par l'Ukraine et au cours de laquelle ils s'entretiendront avec le Russe Sergueï Lavrov. «Nous pensons qu'il est important que l'Ukraine puisse décider sans pression extérieure», a-t-il ajouté. Il «n'y a pas de raisons de suspendre les négociations», a renchéri son homologue néerlandais, Frans Timmermans, visiblement surpris par l'annonce faite la veille par le commissaire chargé de la politique de voisinage, Stefan Füle.

Ce dernier a écrit sur Twitter que les travaux en vue d'un accord d'association étaient suspendus en raison du manque d'«engagement clair» du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, à signer ce document.

Une source européenne a cependant précisé dimanche que l'UE restait prête à discuter de la signature de l'accord mais qu'il fallait auparavant que Kiev clarifie ses intentions, ce qui n'était pas le cas.

(ats)

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