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SPECTACLEA la rencontre d'Elsa et Anna

Disneyland Paris présente jusqu'au 13 septembre un show avec la reine des Neiges. Reportage avec une fan de 5 ans.

par
Catherine Hürschler

«Elle est où la reine des Neiges, elle fait quoi?» Du haut de ses 5 ans, Chloé, petite Fribourgeoise, n'en peut plus d'attendre son idole. Le rendez-vous est programmé pour samedi 30 mai en fin de journée. Autant dire une éternité pour ma nièce, arrivée la veille à Disneyland Paris pour voir en avant-première le spectacle «Chantons la reine des Neiges», à l'affiche jusqu'au 13 septembre. Ce show interactif de vingt minutes est si entraînant qu'il parvient à faire tomber des flocons de neige même à l'approche de l'été.

Rester de glace devant les héros du film d'animation est un défi que seuls les adultes s'amuseront à relever car les enfants invités ce jour-là au Chaparral Theater avaient tous révisé danses et paroles de chansons. Pour notre «princesse du jour», persuadée depuis des mois que la reine des Neiges habite à Paris, la quête pour voir Elsa a débuté à 7 h du matin dans sa chambre d'hôtel avec une chorégraphie et l'interprétation libre de «Libérée, délivrée», le titre phare du film. «J'aime la reine des Neiges pour ses pouvoirs magiques», dit-elle en se glissant dans sa robe bleue et argentée, copie conforme du vêtement qu'Elsa porte à l'écran. «Quand je suis habillée comme ça, il faut m'appeler Elsa.» Cette injonction fait sourire Vasile Sirli, directeur musical chez Disney, et qui a reçu la petite fan pour un atelier chant. «Depuis toujours, ce sont les mélodies qui donnent vie aux sentiments dans les Disney. Chante avec moi, Chloé», lui dit-il en entonnant les premières notes de «Libérée, délivrée». On ne peut s'empêcher de noter que dans sa chambre, à l'abri des regards, elle chantait encore plus fort…

Une troupe bilingue

«Pour ce spectacle, il a fallu adapter l'histoire pour ne garder que les quatre chansons les plus emblématiques», reprend le directeur musical. Au passage, Vasile Sirli glisse que la troupe, composée de danseurs et de comédiens bilingues, se répartit en plusieurs équipes pour assurer jusqu'à douze spectacles par jour durant la période des vacances scolaires, en été. «Bien sûr, il n'y a qu'une seule et unique reine des Neiges», ajoute-t-il en levant furtivement quatre doigts de sa main. Pour Chloé, il est déjà temps de se remettre en chemin, direction la place du Marché, un espace du parc qui a été redécoré pour plonger les visiteurs dans le Royaume d'Arendelle, le monde fantastique des deux sœurs Elsa et Anna.

L'allure d'une princesse

Toujours pas de reine des Neiges en vue mais, après un arrêt photo avec Olaf le bonhomme de neige, la petite ne lâche rien de sa préparation et se pose en reine à la séance maquillage. «Est-ce que je suis comme Elsa?» demande-t-elle. Le suspense touche à sa fin car, vers 18 h, le nom de Chloé résonne dans le Chaparral Theater, signe que la reine des Neiges est prête à la recevoir sur scène. On la surprend en train de répéter jusqu'à la dernière seconde le positionnement de sa main pour capter l'allure de la princesse.

Concentrée, Chloé en oublie de parler alors que, dans le quart d'heure précédent, elle en était encore à rejouer pour la centième fois de la journée l'histoire de la reine des Neiges avec d'autres petites filles. «Elle m'a prise contre elle pour faire un câlin. Tu sais, elle parle vraiment. Elle parle vraiment et aussi tout doucement», confie-t-elle à propos de ces minutes magiques avec la princesse Elsa. Après cette journée, Chloé n'a pas demandé d'histoire avant de dormir. Elle avait vécu son conte de fées jusqu'au bout, avec une certitude ancrée dans le cœur: «Paris, c'est incroyable, on peut tout faire.»

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