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Hockey sur glaceÀ Montréal, c’est «bof» pour Mark Streit

Les médias montréalais émettent beaucoup de réserves sur le retour du défenseur bernois avec le Canadien.

par
Emmanuel Favre
Mark Streit (ici sous le maillot des Pittsburgh Penguins, son dernier club) ne suscite guère d'attentes du côté de Montréal.

Mark Streit (ici sous le maillot des Pittsburgh Penguins, son dernier club) ne suscite guère d'attentes du côté de Montréal.

Keystone

Mark Streit (39 ans), qui a conclu une entente d’un an avec le Canadien de Montréal (NHL) mardi, ne créera pas de bousculade à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau lorsqu’il effectuera son retour au Québec en tant que joueur des Habs.

Dans sa zone des arrivées, le défenseur bernois ne sera pas accueilli par le maire Denis Coderre. Ni par Céline Dion. Ni par une fanfare de quartier. Ni même pas Léon et son accordéon.

L’opinion des médias montréalais est limpide: Streit ne suscite aucune attente à Montréal. Selon les analystes, le vétéran suisse ne fera que remplir un maillot, vraisemblablement toujours bardé du No 32 qui ne sera pas disponible à la boutique du Centre Bell.

«En fin de parcours»

Les experts québécois sont déçus. Ils attendaient (et attendent toujours pour certains) une annonce de la prolongation du contrat d’Andreï Markov, le défenseur russe devenu agent libre sans compensation le 1er juillet et dont les exigences (il souhaiterait un pacte de deux ans d’une valeur de six millions par saison) ne paraissent pas cadrer avec les intentions de Marc Bergevin, le directeur général du Canadien. Et ils doivent se satisfaire (ou pas d’ailleurs) de Streit.

Guillaume Lefrançois l’écrit dans La Presse: «C’est d’un Streit en fin de parcours que le Tricolore hérite aujourd’hui.» La question, pour le spécialiste, est de savoir si le Bernois a encore les moyens de s’imposer dans le top 4 de la défensive des Glorieux. «S’il avait encore le potentiel pour occuper cette chaise, on devine qu’une équipe l’aurait embauché bien avant le 25 juillet.»

«Un bon vétéran qui peut aider»

Dans Le Journal de Montréal, Jean-François Chaumont n’est pas plus optimiste: «Marc Bergevin a rapatrié un défenseur expérimenté (…), mais il ne s’agit pas d’Andreï Markov. Le Canadien a opté pour un plan B avec un retour de Mark Streit à Montréal.»

Sur les ondes de 98.5 FM, Benoît Brunet, l’ancien attaquant du Canadien, avertit déjà les supporters: «Ce n’est pas avec Mark Streit qu’on va aller loin en séries. C’est un bon vétéran qui peut aider, mais pas à tous les matches.»

Un avis partagé et prolongé par le site danslescoulisses.com: «La signature de Streit représente un geste pour améliorer la profondeur de l’équipe. À ce prix (ndlr: 700'000 dollars), il faut s’attendre à le voir jouer environ la moitié des parties du CH… et même s’il n’y parvenait pas, il pourrait être envoyé à Laval (ndlr: où évoluera le club-école de AHL la saison prochaine) où son salaire disparaîtrait de la masse salariale.»

«Ça ne coûte rien d'essayer»

La seule note un tantinet positive émane du site 25stanley.com: «Streit est un gars qui peut certainement aider avec la relance, même s’il a ralenti et que son jeu comporte certaines lacunes défensives. Il n’est pas le sauveur et il est encore moins le gars qui a marqué 62 points à sa dernière saison à Montréal en 2007-08, mais à ce prix-là, ça ne coûte rien d’essayer et dans le meilleur des cas, Bergevin s’est trouvé un autre défenseur pour sortir de la zone, ce qui était un problème évident pour Montréal au cours des dernières années.»

Eh bien nous, on se dit que Mark Streit se retrouve dans une position bien confortable. Sa carrière n’a cessé de le démontrer: c’est toujours lorsqu’on l’attend le moins qu’il étonne le plus.

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