Actualisé 20.11.2019 à 09:53

InsoliteÀ Neuchâtel, une vache fugue et file vivre en forêt

Dans le Val-de-Ruz, une génisse nommée Isaline a passé deux semaines seule dans les bois.

par
lematin.ch
La vache fuyarde se sentait bien dans les bois (photo d’illustration).

La vache fuyarde se sentait bien dans les bois (photo d’illustration).

iStock

Isaline voulait-elle vivre une expérience d’ermite? Non: c’est plutôt un coup de stress qui est à l’origine de l’escapade insolite de cette vache neuchâteloise, qui a vécu deux semaines seule dans les bois, dans la forêt de Fenin, dans le Val-de-Ruz.

«Arcinfo» révèle ce mercredi l’étonnante histoire, qui a débuté le 2 novembre sur les hauteurs de Savagnier. Ce samedi-là, Jean-Marc Fallet entendait ramener ses 13 bêtes à la ferme lorsque Isaline, une génisse de 18 mois, a pris la poudre d’escampette. «Elle a pris peur du char à bétail et a quitté le troupeau. Quand on a vu qu’elle ne se retournait pas, on s’est dit que ça allait être compliqué. Dans la forêt, avec les feuilles, on ne l’a directement plus vue», relate Jean-Marc Fallet dans le quotidien neuchâtelois.

«Elle était bien dans sa forêt»

Les jours ont passé et Isaline restait dans sa forêt, dans laquelle elle était parfois aperçue. L’agriculteur raconte qu’il s’est régulièrement rendu auprès de la fugueuse, qu’il espérait ramener à pied. «Au début, on ne la voyait pas beaucoup. Elle n’avait pas envie de se montrer. Elle était bien dans sa forêt», note-t-il.

La jeune vache semblant vouloir rester dans les bois, l’agriculteur lui a laissé de quoi boire et manger en lisière de forêt: de l’eau et du foin.

Le 10 novembre, Jean-Marc Fallet a pu approcher sa vache et croyait enfin pouvoir mettre la main dessus. Raté: elle a repris peur, a sauté un fil électrique et a de nouveau disparu.

La neige a tout changé

C’est finalement la neige qui a eu raison de la soif de liberté d’Isaline. Samedi dernier, avec les premiers flocons, elle a rejoint un autre troupeau de bovins. Son propriétaire a alors pu la ramener à bon port. Sa balade en forêt aura duré deux semaines.

Jean-Marc Fallet élève quelques bovins pour la viande. Il n’a rien d’un novice, mais explique n’avoir jamais vécu une expérience pareille. «Et j’ai 64 ans!» lance-t-il.

Isaline va maintenant passer l’hiver à l’étable, puis sera ensuite «fixée sur son destin», conclut «Arcinfo». «Élevée pour la viande, elle devrait alors prendre le chemin de l’abattoir des Ponts-de-Martel.»

R.M.

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