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EnquêteA Noël, le tireur de Daillon avait avoué sa solitude

Récit de la descente aux enfers de l’homme qui a abattu trois personnes le 2 janvier.

par
Le Matin Dimanche
C’est depuis sa maison située sous la chapelle du village que Florian B. a commencé a tirer mercredi soir, avant d’aller dans la rue.

C’est depuis sa maison située sous la chapelle du village que Florian B. a commencé a tirer mercredi soir, avant d’aller dans la rue.

Philippe Dutoit

Le 25 décembre, Florian B. est reparti de chez l’un de ses meilleurs amis, Pierre*, avec ces mots: «Tu as de la chance tu n’es pas tout seul.» Aujourd’hui, Pierre est bouleversé. Il ne comprend pas, il peut à peine croire que celui qu’on appelle désormais le tireur de Daillon (VS) en soit arrivé à tirer sur tant de victimes quelques jours plus tard, à abattre trois personnes et en blesser deux autres: «Mon meilleur pote n’avait rien d’un meurtrier. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il a commis l’irréparable.»

«Le Matin Dimanche» a rencontré de nombreux amis d’enfance de Florian B. pour comprendre ce qui, dans son parcours, avait pu l’amener à une telle flambée de violence. Ils sont tous stupéfaits, abasourdis. Ils ne s’y attendaient pas. L’homme qu’ils ont vu grandir auprès d’eux était un garçon sociable, amoureux de la nature. Vers 25 ans, les choses basculent. Florian B. se sent rejeté par l’armée. Il commence à avoir des troubles psychologiques, il raconte des choses que ses amis assimilent à des hallucinations. Enquête sur sa descente aux enfers.

Pour en savoir plus, consultez la nouvelle application Le Matin Dimanche sur iPad ou notre E-Paper pour une lecture sur votre ordinateur personnel.

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