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Euro 2012A qui était destinée l'insulte de Balotelli?

L'attaquant italien buteur à la 90e a célébré sa réalisation d'une manière étonnante. Ses coéquipiers ont dû le retenir pour éviter le dérapage.

par
Olivier Habimana

Pour éviter le scandale, Leonardo Bonucci met sa main devant la bouche de Mario Balotelli.

Il y a eu Samir Nasri avec son «Ferme ta gueule» lancé en direction des journalistes du quotidien sportif français L'Equipe, hier c'était au tour de Mario Balotelli de s'illustrer dans le même exercice. «Figlio di putana». Voilà ce que les amoureux du ballon rond, devant leurs écrans de télé, ont pu lire sur les lèvres de l'enfant terrible du football italien. Balotelli ne s'est pas exprimé sur le sujet à la fin du match. On ignore à qui il s'adressait.

Car Super Mario était fâché. Mais contre qui? Contre son sélectionneur? Contre certains supporters? Après l'avoir titularisé lors des deux premiers matches (contre l'Espagne, puis face à la Croatie), Cesare Prandelli lui avait cette fois-ci préféré Di Natale à la pointe de l'attaque italienne. Entré à la 75e, Balotelli, critiqué pour ses prestations moyennes au début de la compétition, a délivré les Italiens en marquant à la 90e le but qui mettait la Squadra Azzurra à l'abri d'un retour au score des Irlandais. Un retour qui aurait scellé l'élimination des Transalpins.

Pour certains, sans aucun doute, l'attaquant de Manchester City s'adressait bien au banc de touche de son équipe. Fâché de ne pas avoir été titularisé. Pour d'autres, Mario Balotelli s'en prennait plutôt aux cris racistes dont il a été victime notamment lors du match contre la Croatie. Des supporters croates avaient lancé des bananes sur la pelouse en direction de l'attaquant italien.

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