30.10.2020 à 10:44

Volleyball«À quoi bon jouer devant 50 spectateurs?»

Des clubs qui renoncent à la Coupe d’Europe, les matches de LNA à huis clos: comme tous les sports, le coronavirus affecte le volley suisse. Le point avec son directeur Werner Augsburger.

von
Renaud Tschoumy
Les matches de LNA de volleyball se joueront désormais dans des salles vides.

Les matches de LNA de volleyball se joueront désormais dans des salles vides.

KEYSTONE

Comme tous les sports, le volleyball est particulièrement touché par la deuxième vague de Covid-19. Les uns après les autres, les clubs renoncent à la Coupe d’Europe – le Lausanne UC, Chênois-Genève et Schönenwerd chez les hommes, Cheseaux, Neuchâtel UC, Aesch-Pfeffingen, Guin et Schaffhouse du côté féminin. Lundi, toutes les compétitions allant de la Ligue nationale B aux juniors ont été suspendues jusqu’au 23 novembre au moins. Et mercredi soir, le huis clos a été décidé pour les matches de LNA qui, eux, peuvent continuer à se disputer. Le point avec Werner Augsburger, directeur de Swiss Volley.

Werner Augsburger, comme tous les sports, le volley est évidemment affecté par cette deuxième vague. Comment gérez-vous la situation?

On doit accepter la situation, justement, et trouver des solutions. On a décidé lundi de suspendre tous nos championnats, à l’exception de LNA. Dans la soirée, 13 des 18 clubs de LNA se sont prononcés pour une poursuite de leur championnat, dans l’attente de la décision du Conseil fédéral.

Celle-ci est tombée mercredi en fin de journée…

Oui, et nous avons tenu un comité d’urgence mercredi soir. C’est là que nous avons décidé que les matches de LNA pourraient avoir lieu, mais sans public. À quoi bon jouer devant 50 spectateurs? Nous avons donc opté pour le huis clos.

Werner Augsburger, directeur de Swiss Volley: «On doit accepter cette situation et trouver des solutions.»

Werner Augsburger, directeur de Swiss Volley: «On doit accepter cette situation et trouver des solutions.»

KEYSTONE

Parallèlement, plusieurs clubs suisses ont renoncé à disputer leurs matches de Coupes d’Europe. Cela vous chagrine-t-il?

Non, je peux les comprendre. Certains tiennent à participer à ces matches européens, je leur dis chapeau. Mais d’autres pensent que c’est prendre trop de risques, en fonction des voyages et des éventuelles quarantaines qui seraient prononcées au retour de certains pays. On ne peut forcer personne, ni à jouer, ni à ne pas jouer. Les clubs ont toute liberté de choisir en matière de compétitions européennes.

Les clubs suisses perdent là une belle occasion de se montrer sur la scène internationale, non?

Peut-être, mais l’important, c’est que le sport de masse puisse également continuer de vivre. Que les jeunes jusqu’à 16 ans puissent continuer à pratiquer leur sport favori tout en respectant les gestes barrières. J’espère donc que les communes de notre pays ne feront pas le choix arbitraire de fermer leurs salles de sport. Parce que dans une situation comme la nôtre, le fait de bouger et de faire du sport peut nous permettre de renforcer notre système immunitaire, donc de mieux résister au coronavirus.

Mais le volley se pratique en salle…

Peut-être, mais les entraîneurs peuvent adapter leurs séances. On pourrait même imaginer que tout le monde s’entraîne avec un masque. Cela demanderait une grande faculté d’adaptation à chacun, mais cela pourrait représenter une solution. J’ai reçu un e-mail d’une doctoresse du CHUV, qui nous encourageait à tout mettre en œuvre pour que les jeunes puissent continuer à faire du sport. Cela veut tout dire. Les chiffres que nous entendons tous les jours sont alarmants, mais la définition de l’importance d’une chose ne doit pas être uniquement dépendante des statistiques.

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3 commentaires
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Mr.M

30.10.2020 à 12:41

L’argent passe avant le plaisir...

Goal

30.10.2020 à 10:51

Bon, en même temps.. le volley.. ils sont déjà contents s'il y a 50 spectateurs, non?