Football: À Sion, Tramezzani jongle avec ses joueurs
Publié

FootballÀ Sion, Tramezzani jongle avec ses joueurs

Difficile de deviner quelle équipe va aligner l’entraîneur de Sion contre YB en Coupe ce dimanche (16h), tant il a varié les systèmes et les hommes depuis sa prise de fonction.

par
Brice Cheneval
L’entraîneur du FC Sion a dû mal à trouver la bonne formule.

L’entraîneur du FC Sion a dû mal à trouver la bonne formule.

KEYSTONE

À Sion, l’instabilité ne touche pas seulement l’entraîneur et l’effectif. Le terrain n’est pas non plus épargné. Depuis son retour sur le banc, début juin, Paolo Tramezzani s’apparente à un chercheur en quête de la bonne formule. Et si les résultats du moment tendent à montrer qu’il l’a trouvée (une défaite sur les neuf dernières rencontres), la réalité est tout autre.

Sur les quatorze matches qu’il a dirigés, le technicien italien a utilisé pas moins de 25 joueurs et cinq systèmes différents. Du 3-4-1-2 de son premier rendez-vous, contre Saint-Gall le 20 juin, au 4-4-2 aligné face à Rapperswil en Coupe ce jeudi, en passant par le 4-2-3-1, le 4-3-3 et le 4-4-2 en losange, Tramezzani n’a jamais reconduit le même schéma plus de trois rencontres d’affilée.

Circonstances atténuantes

Pour ce qui est des hommes, là aussi, il y a de quoi donner le tournis. Il y a bien des indiscutables qui se dégagent: le capitaine Kevin Fickentscher, Jan Bamert, Quentin Maceiras, Anto Grgic et Pajtim Kasami, les seuls à avoir dépassé le seuil des 1000 minutes sous Tramezzani. Mais ce dernier n’a jamais titularisé le même onze d’un match à l’autre.

À sa décharge, l’ancien entraîneur de Lugano a dû composer avec les suspensions (Baltazar, Ndoye, Zock) et les blessures (Luan, Lenjani, Zock, Toma, Stojilkovic). Le directeur sportif sédunois, Barthélémy Constantin, vole à son secours. «Quand tu joues tous les trois jours, ce qui est le cas depuis la reprise, tu es obligé de faire tourner. Tous les éléments qu’on prend en compte d’habitude sont multipliés en cette période.»

«Sa méthode a porté ses fruits. On sent sa patte sur l’équipe»

Barthélémy Constantin, le directeur sportif du FC Sion, à propos de Paolo Tramezzani

À y regarder de près, plus on s’éloigne de la cage, plus le turnover est important. Dans les buts, Kevin Fickentscher n’a pas raté une seule minute. Devant lui, aux côtés de Bamert et Maceiras, Lenjani et Facchinetti se disputent le poste de latéral gauche tandis que Ndoye s’est installé depuis quelques semaines en charnière centrale. Au milieu, Grgic et Kasami doivent surtout composer avec Baltazar, Zock et Toma. Quant aux attaquants, aucun ne s’est durablement imposé entre Uldrikis, Itaitinga, Luan et Stojilkovic. Le premier part avec un peu d’avance au vu de sa bonne forme actuelle (trois buts en quatre matches). «Je me sens très bien, l’équipe et moi sommes dans une bonne dynamique et c’est positif pour tout le monde», nous a confié le Letton.

Malgré ces tâtonnements, Paolo Tramezzani a réussi la mission qui lui a été confiée: sauver le FC Sion de la relégation. «Il a fait un excellent travail, se réjouit Barthélémy Constantin. Sa méthode a porté ses fruits. On sent sa patte sur l’équipe, à travers l’envie et l’engagement des joueurs. Certains ont pris confiance et s’expriment beaucoup mieux.»

Sa recette fonctionnera-t-elle également en Coupe?

Votre opinion

9 commentaires