Massacre d’Afro-Américains - À Tulsa, Joe Biden affirme être venu «rompre le silence»
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Massacre d’Afro-AméricainsÀ Tulsa, Joe Biden affirme être venu «rompre le silence»

Mardi, la ville de Tulsa commémore le centenaire d’un des pires épisodes de violence raciste de l’histoire des États-Unis. Le président américain est attendu au tournant.

«Les événements dont nous parlons se sont déroulés il y a 100 ans, et cependant, je suis le premier président en 100 ans à venir à Tulsa», a déclaré Joe Biden mardi.

«Les événements dont nous parlons se sont déroulés il y a 100 ans, et cependant, je suis le premier président en 100 ans à venir à Tulsa», a déclaré Joe Biden mardi.

AFP

Joe Biden a affirmé mardi s’être rendu sur les lieux d’un massacre d’Afro-Américains à Tulsa, dans l’Oklahoma, afin d’»aider à rompre le silence» qui a longtemps pesé sur l’un des pires épisodes de violence raciste de l’histoire des États-Unis.

«Les événements dont nous parlons se sont déroulés il y a 100 ans, et cependant, je suis le premier président en 100 ans à venir à Tulsa», a insisté le démocrate en disant vouloir «faire éclater la vérité». «Je suis venu ici pour aider à rompre le silence. Car dans le silence, les blessures se creusent».

Le massacre raciste de Tulsa a «trop longtemps été oublié dans notre Histoire. Aussitôt qu’il s’est produit, il y a eu un effort manifeste pour l’effacer de notre mémoire», a-t-il dénoncé en soulignant la présence dans le public, devant lui, de trois survivants centenaires de ce massacre: Viola Fletcher, Hughes Van Ellis et Lessie Benningfield Randle. «Certaines injustices sont si atroces, si terrifiantes, si douloureuses qu’elles ne peuvent pas rester enterrées», a poursuivi l’ancien vice-président de Barack Obama.

Loi électorale

Joe Biden a profité de ce discours historique pour dénoncer les attaques «absolument sans précédent» contre le droit de vote des Afro-Américains, «le droit le plus fondamental», par le biais de lois restreignant l’accès aux urnes dans certains États conservateurs. «Ce droit sacré est attaqué avec une intensité que je n’ai jamais vue», a déclaré le démocrate. Depuis la présidentielle, les projets de loi limitant l’accès au vote se sont multipliés dans les États à l’initiative des républicains. Ils sont dénoncés par les démocrates comme frappant particulièrement les minorités.

À Tulsa, le président a donc promis de se «battre» pour qu’une loi électorale censée protéger l’accès aux urnes soit adoptée en juin par le Congrès, ainsi qu’un autre texte nommé en hommage à John Lewis, figure de la lutte pour les droits civiques décédé en 2020.

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a approuvé en mars le premier projet de loi (HR.1). «Le Sénat l’examinera plus tard ce mois-ci et je me battrai comme un diable, avec tous les outils à ma disposition, pour qu’il soit adopté», a-t-il déclaré, tout en admettant que sa majorité à la chambre haute était trop étriquée pour garantir ce vote.

(AFP)

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