Football: A YB, une solution à chaque problème

Publié

FootballA YB, une solution à chaque problème

Les Bernois slaloment entre les pépins en enchaînant les victoires. Feyenoord en a fait les frais jeudi en Europa League (2-0).

par
Sport-Center

Gianluca Gaudino a gentiment passé par tous les postes qu'offre le très modulable et modulé milieu de terrain de Young Boys. Le polyvalent demi à la technique sûre et au touché de balle soyeux a déjà largement démontré ses qualités sur un côté ou en soutien de(s) attaquant(s). Jeudi soir, c'est à une position plus défensive que l'Allemand a dû rentrer, en catastrophe, en fin de première période. Alors que ses coéquipiers ont passé la mi-temps au vestiaire à écouter les consignes de leur entraîneur, lui en a d'ailleurs profité pour reprendre son échauffement là où il l'avait laissé. La raison de cette entrée soudaine? La blessure à une cheville de Fabian Lustenberger (42e). La gravité de celle-ci devrait être connue aujourd'hui mais, pour sûr, l'infirmerie d'YB est déjà bien assez remplie comme ça.

Une situation de prime abord inconfortable qui n'est pas forcément pour déplaire à des éléments qui auraient passé nettement plus de temps sur le banc si l'effectif bernois se trouvait au complet. Sous peine de parfois accepter un cahier des charges un peu plus étendu que prévu, ceux-ci bénéficient d'une vraie opportunité de montrer leur valeur. Jean-Pierre Nsamé n'est pas forcément la meilleure illustration de cette situation, reste qu'il est devenu totalement indiscutable en l'absence de Guillaume Hoarau. Nicolas Bürgy, encore en Challenge League à Aarau la saison dernière, enchaîne lui les apparitions. Sans parler, donc, de Gianluca Gaudino. Bref, chacun cherche à saisir sa chance, le fait plutôt bien et c'est toute l'équipe qui en profite.

Le caméléon Seoane

Si Gerardo Seoane reçoit des louanges de tous les côtés depuis son accession au banc d'YB à l'été 2018, ce n'est pas un hasard. Le technicien a prouvé être capable d'emmener une équipe très solide au titre, il démontre qu'il sait aussi s'adapter lorsque les temps sont plus durs. Une défense à quatre ou à cinq, un système parfois à un, parfois à deux attaquants, un milieu de terrain sans cesse remodelé: le Lucernois ne propose jamais deux fois la même chose à ses adversaires. Des choix tantôt dictés par son instinct, tantôt par les nombreuses et importantes absences.

Bien sûr, le banc des remplaçants d'un Young Boys au complet ferait rêver à peu près n'importe qui en Suisse. Mais deux choses. Premièrement, devoir composer sans les cadres que sont Guillaume Hoarau ou Miralem Sulejmani, par exemple, constitue assurément un frein dans la reconquête du titre en Super League, face à un FC Bâle qui se verrait bien retrouver son trône. Deuxièmement, les garanties de performances sur la scène européenne sont logiquement moindres dans ces conditions.

Les 16es, une étape?

Et pourtant, comme pour bien signifier qu'YB et Gerardo Seoane ont une solution à chaque problème, le double champion de Suisse en titre n'a été battu qu'une seule fois jusqu'ici cette saison toutes compétitions confondues: le 19 septembre au Stade du Dragon de Porto (2-1). Une maigre défaite face à l'un des grands noms européens, sur dix-huit matches disputés. Depuis hier et leur victoire aisée contre Feyenoord (2-0) dans une ambiance des grands soirs au Stade de Suisse, les Bernois pointent même devant le club portugais au classement du groupe G.

Petit à petit, l'équipe de la capitale fait son bout de chemin. En comblant les brèches, en rafistolant ce qui doit l'être, elle avance. À ce rythme, les seizièmes de finale de l'Europa League lui tendent les bras. Et cela pourrait même n'être que la première étape.

Florian Vaney, Berne

Ton opinion