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Proche-OrientAbbas sommé par le Hamas de cesser les rencontres avec Israël

Après l'arrestation du chef du Parlement et l'un de ses membres, le mouvement islamiste palestinien Hamas a exhorté le président Mahmoud Abbas à cesser les rencontres avec Israël.

Le président Hamas du Parlement, Aziz Dweik, en octobre 2011 à Hébron.

Le président Hamas du Parlement, Aziz Dweik, en octobre 2011 à Hébron.

ARCHIVES, AFP

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a exhorté vendredi le président Mahmoud Abbas à cesser les rencontres avec Israël, en réponse à l'arrestation du chef du Parlement et l'un de ses membres, Aziz Dweik.

"La réponse à l'arrestation du Dr Aziz Dweik doit être d'arrêter les négociations ratées et absurdes. Aucun Palestinien ne doit serrer la main de son ennemi ou de l'occupant qui arrête les symboles de la légitimité et les députés", a déclaré le chef du gouvernement Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh.

Aziz Dweik, qui dirige le Conseil législatif issu des dernières élections de 2006, et membre de la majorité parlementaire Hamas, a été arrêté jeudi par l'armée israélienne en Cisjordanie occupée. Un autre député du Hamas, Khaled Tafech, a été arrêté après lui près de Bethléem, en Cisjordanie.

"La réconciliation et la coordination avec l'ennemi en matière de sécurité sont incompatibles", a dit Ismaïl Haniyeh dans son prêche, soulignant que "la réponse doit être l'ouverture des portes du Conseil législatif et la tenue d'une nouvelle session parlementaire".

La Jordanie a accueilli les 3, 9 et 15 janvier trois rencontres "exploratoires" israélo-palestiniennes, les premières depuis septembre 2010, pour examiner la possibilité de reprise des négociations de paix, sans résultat tangible.

Parallèlement, le Fatah de Mahmoud Abbas, qui gouverne les zones autonomes en Cisjordanie, et le Hamas tentent d'accélérer la mise en application de l'accord de réconciliation qui prévoit entre autres la réactivation du Parlement, paralysé depuis la prise de contrôle de Gaza par le groupe islamiste en 2007.

Ismaïl Haniyeh a de nouveau déploré que "le processus de réconciliation avance lentement. Nous avons donné pour la réconciliation et nous continuerons à le faire, mais nous n'avons rien vu en échange en Cisjordanie".

my-sst/tp

(AFP)

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