Actualisé 23.08.2018 à 06:50

BâleAccident mortel: «Je ne pourrai jamais réparer ce que j'ai fait»

Un jeune homme était jugé mardi à Gelterkinden (BL) pour avoir provoqué un grave accident de la route, causant la mort de son ami.

par
ofu
Police cantonale de Bâle-Campagne

«Je suis tellement désolé. Je ne pourrai jamais réparer ce que j'ai fait.» Telles étaient les derniers mots du jeune homme de 30 ans, jugé mardi par le Tribunal pénal de Bâle-Campagne. Il a dû comparaître devant la justice rhénane pour homicide par négligence.

En juillet 2016, le prévenu rentrait en voiture d'une fête d'anniversaire quand il avait soudainement perdu la maîtrise de son véhicule dans un virage. Si l'on ignore les circonstances exactes de l'accident, on sait qu'il roulait à au moins 95 km/h alors que le tronçon était limité à 80 km/h. Son excès de vitesse avait eu une conséquence dramatique: un bon ami à lui, installé sur le siège passager, n'avait pas survécu à l'accident, écrit «20 Minuten».

Il décède 5 jours après l'accident

La Mercedes était sortie de la route et avait fini sa course sur le toit. Elle avait ensuite glissé sur 48 mètres avant de finalement s'immobiliser. «J'ai vite constaté que je n'avais rien. Mais quand j'ai vu mon ami, j'ai compris que quelque chose de grave s'était passé», a expliqué le trentenaire à la Cour. Du côté passager, le toit de l'auto était totalement enfoncé et la vitre latérale s'était brisée. Au moment de l'impact, l'ami de l'accusé avait heurté la chaussée avec sa tête et était resté coincé dans le véhicule. Le jeune homme de 26 ans était décédé 5 jours plus tard à l'hôpital.

Le Ministère a requis 10 mois de prison avec sursis pour homicide par négligence. Mais pour finir, les juges ont condamné le jeune homme à une peine pécuniaire avec sursis de 180 jours-amende, assortie d'une période probatoire de 4 ans. Une peine relativement clémente si l'on considère le fait que le prévenu avait déjà été condamné par le passé pour un excès de vitesse. Si la Cour a estimé que l'accident aurait pu être évité, elle a reconnu le fait que le trentenaire a avoué ses torts et qu'il s'est montré très coopératif tout au long de la procédure. Elle a aussi estimé que la perte de son ami était déjà une peine suffisemment lourde à porter.

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