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RDCAccord pour des élections et un départ de Kabila

Le scrutin présidentiel, couplé à des législatives, aura lieu avant la fin de l'année 2017.

Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo, à la tribune de l'ONU en avril 2016.

Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo, à la tribune de l'ONU en avril 2016.

AFP

La majorité et l'opposition sont «pratiquement arrivées à conclure un accord» de sortie de la crise provoquée en RDC par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, après quinze jours des discussions. M. Kabila quittera le pouvoir après des élections en 2017.

«Aujourd'hui, le compromis politique est là, la signature» de l'accord «est prévue dans la matinée de demain» samedi, a annoncé à Kinshasa Mgr Marcel Utembi, archevêque de Kisangani, médiateur des négociations.

La crise politique qui mine la RDC est provoquée par le maintien à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) du président Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre. Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. La constitution lui interdit de se représenter. La présidentielle, qui aurait dû avoir lieu cette année a été reportée sine die.

Selon le président de la conférence épiscopale, l'accord trouvé prévoit le maintien au pouvoir de M. Kabila jusqu'à l'élection d'un successeur élu lors d'un scrutin devant être organisé avant la «fin 2017», en même temps que les élections législatives nationales et provinciales.

Troisième mandat interdit

Le texte interdit également au président congolais de modifier la constitution pour briguer un troisième mandat. Les partis impliqués dans la médiation se sont également entendus sur la nomination d'un premier ministre issu du principal bloc de l'opposition. C'est à lui que reviendra la tâche de superviser la transition.

«Les différentes parties prenantes ont convenu une gestion consensuelle de l'État», a ajouté le prélat. «Une commission des hauts magistrats a été instituée pour examiner les différents dossiers», liés aux questions de décrispation politique: libération des prisonniers politiques et retour des exilés, a-t-il dit.

Les négociateurs s'étaient engagés vendredi dans une course de vitesse pour tenter de s'entendre avant la fin de la journée, date limite fixée pour l'issue de la médiation.

L'accord est censé permettre la première transition pacifique du pouvoir dans le pays de plus de 70 millions d'habitants depuis son indépendance de la Belgique, en 1960.

Depuis le 19 décembre, des manifestations et des violences ont fait au moins 40 morts en RDC, selon l'ONU. Des centaines de personnes ont en outre été arrêtées. La communauté internationale redoute que le pays ne replonge dans une guerre civile de grande ampleur, à l'image du conflit de 1996-2003 qui a fait des millions de morts.

(ats)

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