New York: Accusé de harcèlement sexuel, Andrew Cuomo ne «démissionnera pas»
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New YorkAccusé de harcèlement sexuel, Andrew Cuomo ne «démissionnera pas»

Le gouverneur démocrate de 63 ans, qui dirige l’État de New York depuis 2011, a estimé «n’avoir jamais rien fait dans ma carrière dont j’ai à avoir honte».

Andrew Cuomo se retrouve sur la sellette après des accusations de harcèlement sexuel.

Andrew Cuomo se retrouve sur la sellette après des accusations de harcèlement sexuel.

REUTERS

Accusé de harcèlement sexuel et appelé à démissionner par un nombre croissant d’élus, le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, a affirmé mercredi qu’il ne «démissionnerait pas», pour sa première apparition publique depuis les premières allégations.

«Je n’ai pas été élu par des politiques, j’ai été élu par les habitants de l’État de New York, je ne démissionnerai pas», a déclaré M. Cuomo, dont le troisième mandat expire fin 2022.

La voix parfois étranglée, le gouverneur démocrate de 63 ans, qui dirige l’État depuis 2011, et est l’un des plus puissants gouverneurs américains, a dit «s’excuser profondément» pour avoir blessé certaines femmes. Mais il a estimé «n’avoir jamais rien fait dans ma carrière dont j’ai à avoir honte».

«Je ne savais pas du tout à l’époque que je mettais quiconque mal à l’aise. Jamais je n’ai voulu offenser quiconque, blesser quiconque, ou faire souffrir quiconque. Je me sens horriblement mal que ces personnes aient été blessées, aient souffert de ces interactions.»

Mis en cause par trois femmes

Il a à nouveau appelé les New-Yorkais à «attendre pour se forger une opinion» les résultats de l’enquête sur ces allégations qui vient d’être lancée par la procureure de l’État de New York, à l’indépendance incontestée.

«J’ai été dans de telles situations trop souvent, où tout le monde a une opinion parce qu’il a lu telle ou telle chose, et soudain les faits font ressortir une situation différente», a-t-il ajouté. Aucune date limite n’a été annoncée pour la fin de l’enquête. Certains estiment qu’elle pourrait durer des mois.

Le gouverneur a été mis en cause par trois femmes depuis mercredi dernier. Une ex-conseillère économique, Lindsey Boylan, 36 ans, a d’abord affirmé qu’il l’avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée et qu’il aurait suggéré qu’elle joue avec lui au «strip-poker», quand elle travaillait avec lui entre 2015 et 2018.

Samedi, une autre ex-collaboratrice, Charlotte Bennett, 25 ans, a indiqué que le gouverneur lui avait fait des avances qui l’avaient mise «mal à l’aise» au printemps 2020. Et lundi, Anna Ruch, 33 ans, qui n’a jamais travaillé avec lui, a affirmé qu’il l’avait «choquée» en voulant l’embrasser contre son gré lors d’un mariage en 2019.

(AFP)

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