11.03.2015 à 11:37

Travail temporaireAdecco fait encore grimper ses résultats en 2014

Le numéro un mondial du travail temporaire a étoffé son bénéfice net de 14% sur un an à 682 millions de francs au cours actuel.

Adecco renforce sa présence en Amérique du Nord, son second marché juste après la France.

Adecco renforce sa présence en Amérique du Nord, son second marché juste après la France.

Keystone

En dépit de conditions de marché mitigées, Adecco a fait encore grimper ses résultats en 2014.

Le numéro un mondial du travail temporaire a étoffé son bénéfice net de 14% sur un an à 638 millions d'euros (682 millions de francs au cours actuel). Il reprend le canadien Knightbridge Human Capital Solutions.

Le chiffre d'affaires global a progressé de 3% par rapport à 2013, à 20 milliards d'euros, a indiqué ce mercredi 11 mars le groupe sis à Chéserex (VD) mais dirigé depuis Glattbrugg (ZH). Les effets de change ont pesé 1%. Les revenus issus du placement permanent affichent notamment un bond de 11% à 348 millions.

Adecco, qui n'en a pas fini avec les remaniements sur nombre de ses marchés, fait état de 37 millions d'euros de charges de restructuration l'an passé, dont 23 millions rien qu'au dernier trimestre. Le bénéfice d'exploitation ressort à 891 millions d'euros, en progrès de 14% par rapport à l'année précédente.

Les actionnaires du groupe se verront proposer un dividende relevé de 5% à 2,10 francs, précise le communiqué. L'action Adecco évoluait en hausse mercredi à la Bourse suisse après la publication de chiffres annuels jugés solides.

Second marché renforcé

Adecco renforce sa présence en Amérique du Nord, son second marché juste après la France. Il annonce le rachat du canadien Knightsbridge Human Capital Solutions, spécialiste en recherche de cadres, recrutement et gestion des effectifs, pour une valeur d'entreprise de 80 millions de dollars canadiens (62 millions de francs).

En 2014, Knightsbridge a généré un chiffre d'affaires de 56 millions de dollars canadiens. La firme sera rattachée à Lee Hecht Harrison, propriété d'Adecco. Sous réserve de l'aval des autorités de la concurrence, la transaction devrait être sous toit au second trimestre 2015.

Croissance ralentie au 4e trimestre

D'octobre à décembre, le chiffre d'affaires du numéro un de l'intérim a pris 4% par rapport à la même période un an plus tôt, à 5,2 milliards d'euros, soit un ralentissement au regard des neuf premiers mois. Le bénéfice net du trimestre s'est amélioré de 6% à 185 millions. Une performance en deçà des prévisions en termes de recettes, mais supérieure en ce qui concerne la rentabilité.

En France, encore premier marché du groupe né en 1996 de la fusion du vaudois Adia et du français Ecco, les revenus ont diminué de 5% à 1,1 milliard d'euros au dernier trimestre. La faiblesse dans le secteur de la construction a pesé sur la performance. Les charges de restructuration s'élèvent à 4 millions pour la période.

En Amérique du Nord, le chiffre d'affaires s'inscrit en hausse de 6% à 1,07 milliard d'euros. Tous les segments ont progressé, à l'exception du secteur ingénierie et technique. Le regroupement dans un siège régional unique a généré des charges de 4 millions.

Embellie en Europe du Sud

Troisième marché, le Royaume-Uni et l'Irlande présentent au dernier trimestre une contraction de 2% des recettes en raison d'une baisse de la demande dans le secteur informatique. L'Allemagne et l'Autriche accusent aussi un recul de 2%, reflet d'un ralentissement dans le secteur manufacturier. En Suisse, les recettes ont grappillé 1%.

L'Europe méridionale en revanche fait preuve d'une vigoureuse embellie en fin d'année. La péninsule ibérique affiche un bond de 19% des revenus et l'Italie de 10%. Les marchés émergents ont progressé en moyenne de 10%, avec une poussée en Europe de l'Est ainsi qu'au Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Demande positive

L'an passé la marge opérationnelle avant intérêts, impôts et amortissements EBITA a atteint 4,8%, hors coûts de restructuration - et 5,3% d'octobre à décembre. La meilleure marge jamais réalisée pour un quatrième trimestre et une bonne base pour aborder 2015, selon Patrick De Maeseneire, patron du groupe, cité dans le communiqué.

Au cours des deux premiers mois du nouvel exercice, le chiffre d'affaires a gagné 4%, en net rattrapage comparé à la fin 2014, estime la direction. Celle-ci s'attend à ce que la demande en travail flexible reste positive cette année et réitère son objectif de marge EBITA à 5,5% pour 2015.

(ats)

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