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JusticeAdèle Thorens perd son procès

Le tribunal de Lausanne a rejeté en bloc la requête de la coprésidente des Verts qui voulait compromettre deux projets de villas qui feraient de l'ombre à sa maison «solaire».

Benjamin Pillard
par
Benjamin Pillard
Adèle Thorens Goumaz (au centre) en session.

Adèle Thorens Goumaz (au centre) en session.

Keystone

Les futurs voisins d'Adèle Thorens Goumaz vont enfin pouvoir donner le premier coup de pioche à leur projet de maison des hauts de Lausanne. La Cour civile du tribunal de Montbenon n'a pas suivi la coprésidente du parti des Verts dans sa requête de mesures provisionnelles à l'encontre de la Ville.

Celle qui est aussi conseillère nationale avait saisi la justice en 2009 pour compromettre deux projets d'habitations autour de sa villa high-tech; l'une des deux constructions présentées étant susceptible de menacer l'ensoleillement de la façade vitrée de son édifice Minergie-P, alimenté presque exclusivement à l'énergie solaire. L'élue écologiste n'a pas encore décidé si elle recourra formellement contre cette décision communiquée aux parties ce matin.

«On devrait raisonnablement en rester là, j'ose espérer qu'ils ont compris», a réagi Me Philippe-Edouard Journot, avocat de la Ville de Lausanne. Lequel avait argué mardi passé lors de l'audience que l'ombre portée éventuelle était «négligeable», rapport technique à l'appui («Le Matin» du 17 avril). Le mari d'Adèle Thorens Goumaz avait quant à lui évoqué une perte d'énergie annuelle de 10% – selon les calculs d'un bureau d'étude spécialisé –, qu'il faudrait compenser en construisant un système de chauffage à bois à plusieurs dizaines de milliers de francs.

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