Motocyclisme – Aegerter champion, un No 77 en or!
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MotocyclismeAegerter champion, un No 77 en or!

C’est fait: Dominique Aegerter est champion du monde Supersport 2021. Troisième à l’arrivée en Argentine, le Bernois a dû trouver le temps long, après la chute initiale de son dernier concurrent.

par
Jean-Claude Schertenleib
Dominique Aegerter a fait ce qu’il fallait en Argentine.

Dominique Aegerter a fait ce qu’il fallait en Argentine.

DR

Le Sud-Africain Steven Odendaal, dernier concurrent de Dominique Aegerter pour le titre mondial Supersport, n’avait pas le choix: il devait prendre tous les risques pour essayer de mettre sous pression le pilote suisse. Las pour lui, ses ultimes et déjà maigres espoirs ont disparu dès le premier virage, lorsqu’il s’est retrouvé à terre après un contact avec l’Espagnol Manuel Gonzalez. De cette scène, Dominique Aegerter dira un peu plus tard qu’il a eu de la chance, parce qu’il n’a évité que de justesse ses deux adversaires au sol.

Dès lors, tout semblait être dit, même si Odendaal allait relever sa moto, reprendre la course et revenir dans les points, au moment où Dominique Aegerter était en pleine bagarre, troisième place en jeu, avec le Finlandais Niki Tuuli. Une deuxième chute d’Odendaal et l’équipe néerlandaise d’Aegerter, le team Ten Kate, pouvait enfin montrer le panneau: «No 4, out». Dominique Aegerter était champion du monde, quoi qu’il arrive désormais. Mais l’homme, on le sait, voulait que la fête soit belle. Donc, il est resté concentré jusqu’au bout, jusqu’au but. Jusqu’au podium, aux prix, à la couronne de champion.

Casque d’or

Dans son tour d’honneur, tradition oblige, des membres de son équipe l’attendaient, pour qu’il puisse enfiler le maillot spécial «world champion», pour qu’il change de casque, qu’il devienne casque d’or. En or, également, son numéro fétiche, le 77. Et ces premières paroles, si fortes en émotion: «Je suis si content que le championnat soit terminé. Enfin, non, il n’est pas terminé. Mais vous comprenez ce que je veux dire» Oui, tout le monde a compris, il a gagné son défi. Et on sait déjà que la fête sera belle. «Être champion du monde alors que je découvrais la catégorie, c’est quelque chose», dit-il encore. Dix victoires à la clef, le titre à sa deuxième balle de match et un rendez-vous encore à son calendrier, en Indonésie, fin novembre.

D’ici là, on saura officiellement de quoi son avenir sera fait. En comprenant qu’il ne servait plus à rien de sortir des centaines de milliers de francs chaque année pour rouler en Moto2, Dominique Aegerter, comme son compatriote zurichois Randy Krummenacher deux ans plus tôt, a prouvé qu’il y avait une vie en dehors des GP. On n’a pas fini de parler de lui!

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