Motocyclisme: Aegerter gagne une course de folie
Publié

MotocyclismeAegerter gagne une course de folie

Le pilote bernois a remporté dimanche son cinquième succès de rang en mondial supersport, à Estoril (Portugal). Dans des conditions particulièrement compliquées.

par
Jean-Claude Schertenleib
«Domi» compte désormais 44 points d’avance sur l’Italien Lorenzo Baldassari.

«Domi» compte désormais 44 points d’avance sur l’Italien Lorenzo Baldassari.

Ldd

Il est un habitué du podium, de la victoire. Cinq en six courses, désormais, en mondial supersport, dont il détient le titre mondial: Dominique Aegerter (Yamaha) a pris pour habitude de terminer son petit «speech» post-victoire par la même formule: «Eh bien, ce soir, on va s’offrir un petit expresso!»

Ce dimanche, au Portugal, il a néanmoins légèrement modifié son discours: «Bon, il est l’heure d’aller s’offrir quelques bons verres», rigole-t-il au pied du podium. Victorieux comme la veille, leadership sérieusement renforcé – 44 points d’avance sur l’Italien Lorenzo Baldassari, qui a fait mine, dans de grands éclats de rire, de vouloir étrangler son grand adversaire dans le parc fermé, comme pour mieux illustrer la domination d’Aegerter.

Alors, pourquoi ces mots nouveaux? Simplement parce que «Domi», dominateur des essais et de la première course à Estoril, l’a emporté au terme d’une course de folie, puisque des gouttes de pluie, d’abord faibles, puis plus fortes l’espace de deux tours, sont venues jouer les arbitres de cette bagarre de tous les instants. Des changements de leader permanents, une remontée exceptionnelle du roi de la pluie, le Britannique Kyle Smith de la dix-septième à la deuxième place, un suspense à couper le souffle.

«C’est fantastique»

Mais toujours le même matricule aux commandes, le 77 du pilote suisse: «Gagner cinq courses de suite en supersport, c’est fantastique – lors de la première course de la saison, il s’était contenté... de la deuxième place –, mais aujourd’hui, ce fut très particulier, avec ces conditions changeantes. Tu ne sais jamais jusqu’où tu peux pousser, quand tu roules avec des pneus slicks (pour le sec) et que des gouttes de pluie tombent sur la visière de ton casque.

A la fin, j’ai décidé d’augmenter ma prise de risques et ça a payé», ajoute le pilote de Rohrbach. Le week-end prochain, il sera au Mugello, pour un nouveau double épisode de la Coupe F.I.M. de MotoE... dont il a remporté la dernière course, il y a tout juste une semaine, dans le cadre du GP de France.

Votre opinion