20.02.2019 à 11:20

Affaire Bygmalion: Sarkozy fait recours

France

Nicolas Sarkozy, l'ex-président français, conteste son renvoi devant le tribunal correctionnel dans le cadre de dérapages financiers.

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L'ancien président français Nicolas Sarkozy sera jugé du 5 au 22 octobre 2020 dans l'affaire dite des «écoutes», a décidé le tribunal correctionnel de Paris. (Mercredi 8 janvier 2020)

L'ancien président français Nicolas Sarkozy sera jugé du 5 au 22 octobre 2020 dans l'affaire dite des «écoutes», a décidé le tribunal correctionnel de Paris. (Mercredi 8 janvier 2020)

Keystone
La Cour de cassation renvoie l'ex-président devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012 dans l'affaire dite de Bygmalion. (mardi 1er octobre 2019)

La Cour de cassation renvoie l'ex-président devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012 dans l'affaire dite de Bygmalion. (mardi 1er octobre 2019)

AFP
Nicolas Sarkozy est poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros, en dépit des alertes des experts-comptables de sa campagne en mars et avril 2012. (Dimanche 29 septembre 2019)

Nicolas Sarkozy est poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros, en dépit des alertes des experts-comptables de sa campagne en mars et avril 2012. (Dimanche 29 septembre 2019)

AFP

La Cour de Cassation a transmis mercredi une question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la défense de Nicolas Sarkozy dans l'affaire des dérapages financiers de sa campagne électorale de 2012. L'ex-président conteste son renvoi devant le tribunal correctionnel, a annoncé à l'AFP son avocat Emmanuel Piwnica.

La défense de l'ancien président soutient qu'il ne peut pas être poursuivi, au motif qu'il a déjà été condamné définitivement en 2013 par le Conseil constitutionnel pour le dépassement du plafond de ses dépenses électorales dans le cadre de l'affaire des fausses factures de la société Bygmalion.

Une «satisfaction»

La décision de la plus haute juridiction judiciaire, rendue contre l'avis de l'avocat général qui préconisait le rejet de la question prioritaire de constitutionnalité, fait désormais peser une incertitude sur le calendrier d'un éventuel procès. L'arrêt n'était pas disponible dans l'immédiat.

«C est évidemment une satisfaction dans la mesure où l'on avait toujours dit que selon le principe du «Non bis in idem» une personne n'a pas à être jugée deux fois pour les mêmes faits», a réagi auprès de l'AFP l'avocat de Nicolas Sarkozy Emmanuel Piwnica.

Un an de prison possible

La perspective d'un procès s'est renforcée le 25 octobre lorsque la cour d'appel, saisie d'un recours de Nicolas Sarkozy, a confirmé la décision des juges d'instruction de le renvoyer en procès pour «financement illégal de campagne électorale», délit passible d'un an d'emprisonnement et d'une amende de 3750 euros, au côté de 13 autres protagonistes, notamment poursuivis pour «complicité».

L'ancien chef de l'Etat est soupçonné d'avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros alors qu'il avait été informé d'un risque de dérapage, ce qu'il réfute. La facture avait atteint les 42,8 millions d'euros soit plus du double du seuil autorisé alors fixé à à 22,5 millions d'euros.

Montants divergents

Il avait saisi la Cour de cassation d'un pourvoi contre l'arrêt de la cour d'appel, qui avait confirmé le renvoi et écarté une première fois cette question prioritaire de constitutionnalité. La cour d'appel avait estimé qu'il y avait des faits nouveaux à juger.

La sanction du Conseil constitutionnel portait en effet sur un dérapage bien inférieur, de 363'615 euros. Et elle était intervenue avant la révélation au printemps 2014 d'un vaste système de fausses factures afin de masquer l'emballement des dépenses de meetings alors organisés par l'agence de communication Bygmalion.

(ats)

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