Etats-Unis: Affaire Flynn: «Pas nos affaires», selon Moscou

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Etats-UnisAffaire Flynn: «Pas nos affaires», selon Moscou

La Russie ne souhaite pas commenter la démission du conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump.

Michael Flynn.

Michael Flynn.

Keystone

La démission de Michael Flynn, après la révélation par la presse de ses contacts inappropriés avec la Russie, est une «affaire intérieure américaine», a estimé mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «Ce ne sont pas nos affaires.».

«Nous ne souhaitons commenter cette affaire d'aucune manière», a-t-il souligné. Pour sa part, l'élite politique russe a qualifié cette démission de coup dur porté aux relations russo-américaines.

«Cette situation (...) a tout d'une provocation. C'est un signal négatif pour le rétablissement du dialogue russo-américain» au moment où les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, a affirmé le président de la commission pour les affaires étrangères à la Douma (chambre basse du parlement), Leonid Sloutski.

«Dans ces circonstances, on ne peut conclure que d'une manière: ce sont les relations russo-américaines qui ont été visées», a-t-il déclaré, cité par l'agence publique RIA Novosti. Le chef de la commission pour les affaires étrangères au Conseil de Fédération (chambre haute), Konstantin Kosatchev, a de son côté dénoncé des pressions sur Donald Trump.

«Soit Trump n'a pas retrouvé l'indépendance qu'il cherchait et on le met le dos au mur, soit la nouvelle administration est déjà totalement atteinte de russophobie», a-t-il estimé, cité par RIA Novosti.

Pas d'ingérence russe dans la présidentielle française

Le Kremlin a rejeté mardi les accusations de piratage et d'ingérence russe dans la campagne d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle en France. Il les a jugées «absurdes».

La Russie n'a pas l'intention de s'immiscer dans des processus électoraux à l'étranger, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. «Qu'il y ait une campagne hystérique anti-Poutine dans certains pays à l'étranger est en revanche un fait évident», a-t-il ajouté.

L'équipe d'Emmanuel Macron dit avoir essuyé des milliers de cyberattaques depuis l'entrée en campagne de l'ancien ministre de l'Economie. Elle a exhorté l'Etat à prendre des mesures face au risque d'ingérence étrangère dans l'élection présidentielle en France.

(ats)

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