Genève: Affaire Semhar: le meurtrier condamné à 20 ans de prison
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GenèveAffaire Semhar: le meurtrier condamné à 20 ans de prison

L'accusé a été condamné à 20 ans de prison et à l'internement pour le viol et l'assassinat de l'adolescente en 2012, comme en première instance.

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DRA/Leo
Des fleurs et Des messages au pied de l'immeuble de la famille endeuillée.

Des fleurs et Des messages au pied de l'immeuble de la famille endeuillée.

Keystone

Le verdict est tombé. Le chauffeur de taxi éthiopien âgé de 43 ans, accusé d'avoir violé et tué l'adolescente de 12 ans, a été reconnu coupable mercredi par la Chambre pénale d'appel et de révision de Genève. Il était aussi poursuivi pour trois autres viols. Il niait tous les faits reprochés. Il a été condamné à une peine de 20 ans de prison pour viol et assassinat, assortie d'une mesure d'internement - soit exactement la même décision qu'en première instance.

En appel, le Ministère public avait maintenu sa position. Pour le procureur Joël Schwarzentrub, un faisceau d'indices accablaient le prévenu. Son ADN a été retrouvé dans le slip de la jeune fille. Il a changé de version et menti à plusieurs reprises. Le quadragénaire a aussi eu de la peine à expliquer la présence de son taxi près de l'immeuble où habitait Semhar, le jour des faits. Selon le procureur, l'accusé est un sadique sexuel psychopathe, qui a fait subir les pires tourments à trois de ses ex-compagnes. Le représentant du Ministère public avait réclamé une peine de prison à perpétuité, ainsi qu'une mesure d'internement.

De son côté, la défense avait plaidé l'acquittement, ou tout du moins une peine n'excédant pas les 20 ans de prison, si un verdict de culpabilité devait être prononcé. Pour l'avocate du prévenu Me Yaël Hayat, l'enquête n'a pas été complète: les habits de l'accusé n'ont pas été analysés, pas plus qu'une tache ressemblant à du sang, retrouvée dans le taxi. Pour l'avocate, mieux vaut un coupable dehors qu'un innocent condamné. Son confrère Me Vincent Spira a estimé que, si l'accusé est bien l'auteur du crime, il ne l'a pas prémédité. «Il a perdu les pédales», a-t-il plaidé. Un comportement qui ne vaut pas la perpétuité requise.

Les faits

Les faits s'étaient produits un soir d'août 2012 dans le quartier de la Tambourine, à Carouge. La jeune fille de 12 ans avait été abusée sexuellement puis étranglée. Son corps avait été retrouvé sous le lit où dormait sa maman, avec qui le prévenu entretenait à l'époque une liaison secrète. Il est aussi accusé d'avoir violé, abusé, brutalisé et séquestré trois compagnes avec qui il avait vécu, tour à tour, entre 2004 et 2012. Ces femmes étaient toutes des réfugiées au statut précaire, originaires d'Ethiopie ou d'Erythrée.

Le procès en appel avait été interrompu le 29 janvier, après deux jours d'audience. Une des juges assesseures s'était assoupie. Elle avait ensuite démissionné.

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