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FootballAffolter: «Messi ne hante pas mes nuits»

Titularisé demain soir contre l'Argentine en défense centrale, François Affolter se réjouit d'affronter le meilleur joueur du monde.

par
Nicolas Jacquier
François Affolter ne craint pas Lionel Messi.

François Affolter ne craint pas Lionel Messi.

Keystone

Mais qui repartira demain soir avec le très demandé maillot de Messi en guise de relique? Ottmar Hitfeld, lui même intéressé par un tel souvenir, avait promis d'en débattre avec Gökhan Inler, son capitaine, afin de fixer un ordre de priorité dans le but d'éviter une possible bataille de chiffonnier au coup de sifflet final. Résultat de ces délibérations? «On improvisera, répond Inler. Ce qui compte, c'est de se concentrer sur l'Argentine, et non pas sur le maillot de son No10. Mais si Messi insiste pour avoir mon maillot, je l'échangerai volontiers avec le sien! (Rires).» Dzemaili, son coéquipier à Naples, tient un discours plus offensif encore: «Moi, ce que je veux, c'est battre l'Argentine, ce n'est pas gagner le maillot de Messi!»

Devenu un titulaire indispensable au Werder Brême alors qu'il avait perdu sa place à Young Boys depuis l'arrivée de Christian Gross, François Affolter se réjouit de se frotter au meilleur joueur du monde. «Pour le moment, raconte-t-il, Messi ne hante pas mes nuits. C'est plutôt un privilège que de pouvoir se mesurer à un tel joueur. Cela me permettra aussi de mieux savoir quel est mon potentiel.» A Brême, Affolter a retrouvé le plaisir du terrain, ce dont Gross l'avait privé en début de saison. «Quand je suis revenu de blessure, Gross avait choisi son onze de départ. Pendant 6 mois, j'étais sur le banc. Quand je suis parti, j'avais la rage dans les jambes. Mon transfert en Allemagne m'a permis de montrer mes qualités et de retrouver confiance.»

Comment le défenseur biennois aborde-t-il ce rendez-vous de gala contre l'Argentine? «On se doit de faire bonne impression. Avec l'Argentine, on affronte une grande équipe que l'on espère d'ailleurs retrouver en Coupe du Monde au Brésil.» L'Albiceleste, c'est d'abord Messi. «J'ai demandé quelques conseils à Sokratis (ndlr: son coéquipier grec du Werder), qui l'a déjà affronté. Il m'a dit que Messi n'aimait pas trop être serré de près. Jouer de manière compacte, voilà peut-être la solution.» Quant au fameux tricot... «On doit bien être 22 à s'y intéresser, non? Il faudra courir vite!»

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