Stockholm: Agressions cachées: pas d'enquête contre la police

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StockholmAgressions cachées: pas d'enquête contre la police

La police suédoise, qui a reconnu avoir caché des plaintes pour agressions sexuelles lors d'un festival, ne sera pas visée par une enquête de la justice.

Dan Eliason, le chef de la police nationale, a de son côté annoncé lundi 11 janvier une enquête interne et de possibles sanctions.

Dan Eliason, le chef de la police nationale, a de son côté annoncé lundi 11 janvier une enquête interne et de possibles sanctions.

AFP

La justice suédoise a renoncé mercredi à ouvrir une enquête contre la police qui a reconnu avoir caché une série de plaintes pour agressions sexuelles commises lors d'un festival de musique à Stockholm et qui avaient conduit à des arrestations, principalement d'étrangers.

Ces révélations avaient été faites après le tollé soulevé par la lenteur avec laquelle la police de Cologne (ouest de l'Allemagne) avait rendu publique l'ampleur des violences survenues dans la nuit du Nouvel An.

«Les informations selon lesquelles des fonctionnaires de police ont négligé d'enregistrer des plaintes, enquêter et/ou porter devant la justice des agressions sont tellement vagues qu'elles ne permettent pas d'établir l'existence d'une infraction» pénale, a expliqué le procureur Mats Åhlund, cité dans un communiqué.

38 agressions sexuelles et 2 viols

Les faits se sont déroulés lors des éditions 2014 et 2015 de «We Are Sthlm», festival qui a lieu à Stockholm en août et se présente comme le plus grand d'Europe pour les adolescents.

Trente-huit agressions sexuelles dont deux viols avaient fait l'objet de plaintes et de nombreuses personnes arrêtées sans que leur nombre exact puisse être établi.

Dagens Nyheter, le quotidien par lequel le scandale a été rendu public, avait affirmé que les agresseurs présumés étaient en majorité des demandeurs d'asile mineurs non accompagnés.

«Enquête interne»

Le journal avait cité un rapport de police, mentionnant que les soupçons s'étaient portés sur un groupe d'une cinquantaine d'adolescents afghans.

Lundi, le chef de la police nationale, Dan Eliasson, avait assuré au cours d'une conférence de presse que l'affaire ferait l'objet d'une «enquête interne» susceptible de déboucher sur des sanctions.

(AFP)

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