Pandémie: Aides effectives pour les cas de rigueur: «C’est un échec complet!»
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PandémieAides effectives pour les cas de rigueur: «C’est un échec complet!»

Répondant à une question de Roger Nordmann (PS/VD), le Département de l’économie estime que seulement 500 millions de francs ont déjà été versés pour moins de la moitié des demandes déposées.

par
Eric Felley
Roger Nordmann, conseiller national estime qu’il y a encore beaucoup à faire pour que les aides soient effectivement versées par les cantons.

Roger Nordmann, conseiller national estime qu’il y a encore beaucoup à faire pour que les aides soient effectivement versées par les cantons.

vanessa cardoso/Tamedia

«La Confédération a mené un sondage express auprès des cantons des derniers jours. Selon ce sondage, les cantons ont reçu jusqu’à la fin du mois de février environ 31 000 demandes de cas de rigueur, dont près de 14 000 ont été traitées et accordées.» C’est la réponse que le conseiller national Roger Nordmann a obtenue du Département de l’économie à une question posée au Conseil national. 500 millions de francs ont été effectivement versés.

À l’aulne de ce chiffre, il y a un fossé entre les milliards d’aide dont on parle aux Chambres fédérales (huit milliards pour les cas de rigueur) et ce qui arrive réellement auprès des gens dans le besoin. Hier, lors du débat sur la loi Covid-19, le Vaudois a pris acte de cette situation: «Les cantons n’ont versé que 500 millions de francs: c’est un échec complet! Il faut que les cantons accélèrent la cadence et arrêtent de se cacher derrière des arguties juridiques. Le cas échéant, qu’ils fassent appel au droit d’urgence, car ce n’est vraiment pas le moment de traîner».

Le Département de Guy Parmelin explique que ces 500 millions ont été versés «principalement à fonds perdu» et que 200 autres millions ont été engagés. Il promet également un meilleur suivi et une information régulière sur la situation. La loi Covid-19 prévoit «des comptes rendus réguliers des cantons sur les aides accordées aux entreprises». À fin février, les cantons ont dû livrer pour la première fois des données sur les entreprises soutenues, cependant, «les demandes refusées ne doivent pas être répertoriées.»

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