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AviationAir France lance un plan de restructuration à 1 milliard d'euros

La compagnie a dévoilé un plan de restructuration à 3 ans qui prévoit des économies via une réduction de la flotte et des investissements, et table sur un retour à l’équilibre du moyen-courrier, lourdement déficitaire.

Air France a replongé dans le rouge en 2011 et veut réduire sa dette de 2 milliards d'euros d'ici 2014.

Air France a replongé dans le rouge en 2011 et veut réduire sa dette de 2 milliards d'euros d'ici 2014.

Keystone

Le plan de la compagnie, détaillé dans un communiqué, s’articule autour de mesures "immédiates" d’économies et d’un "plan de transformation" passant par une "amélioration de la productivité" et une restructuration de son activité court et moyen-courrier, qui a perdu 700 millions d’euros en 2011.

Air France, qui a replongé dans le rouge en 2011, s’est fixé comme "objectif prioritaire" de réduire de 2 milliards d’euros sa dette nette d’ici à 2014, pour la ramener à environ 4,5 milliards d’euros. Pour cela, le groupe va réduire sa flotte et son programme d’investissements, sans toucher aux investissements liés à la sécurité.

Augmentations et embauches gelées

Les investissements seront ainsi ramenés sous les 5 milliards d’euros sur les trois prochaines années, contre plus de 6 milliards en 2009-2011. Pour réaliser plus d’un milliard d’économies immédiates, le groupe a décidé de geler les augmentations de salaires en 2012 et 2013 et de poursuivre le gel des embauches décidé en septembre.

Le second volet du plan, qui sera détaillé en mai-juin, prévoit des mesures structurelles qui devraient accroître la capacité d’autofinancement du groupe d’un milliard d’euros. Pour améliorer sa productivité, la compagnie va ainsi dénoncer les accords collectifs existants et organisant le travail des personnels navigants (pilotes, hôtesses et stewards) et au sol, ce qui aura des conséquences en matière d’emploi.

Enfin, pour enrayer les pertes de son activité court et moyen-courrier (France et Europe), la compagnie n’exclut pas de recourir davantage à la sous-traitance.

(AFP)

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