Transport aérien: Air France: reprise des négociations fin août

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Transport aérienAir France: reprise des négociations fin août

Les trois syndicats représentatifs des stewards et hôtesses d'Air France reprendront les négociations sur le futur accord d'entreprise le 24 août.

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Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

archive/photo d'illustration, AFP
Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Reuters
Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

AFP

Pour le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, réunis en intersyndicale et qui avaient appelé à la grève, ainsi que pour l'Unac, qui s'était désolidarisé de cet appel, le courrier que leur a adressé mardi la direction pour tenter de déminer le conflit «n'a rien de très nouveau». Il «permet cependant d'espérer des avancées», selon plusieurs de leurs délégués interrogés par l'AFP.

«Cela suscite un peu d'espoir, mais le principal point de désaccord demeure (la durée du futur accord d'entreprise, ndlr)», a estimé Christelle Auster, secrétaire générale du SNPNC-FO.

«Rien ne laisse penser que nous allons obtenir satisfaction, mais il est permis de penser qu'on va pouvoir discuter et avancer», a-t-elle ajouté, se disant cependant «amère» en raison d'une «grève qui aura été coûteuse et aurait pu être évitée».

«Nous serons là le 24 août, car nous sommes loin d'être les jusqu'au-boutistes décrits par la direction», a-t-elle conclu en rappelant qu'en 2012, «les personnels navigants et commerciaux (PNC) avaient négocié un accord de réduction des coûts de 20% sans un seul jour de grève».

Prolongation jusqu'en février

Pour Jean-Marc Quattrochi de l'Unac, «la direction repousse la butée en février au lieu d'octobre et précise les points de négociations à venir», mais «toutes ces annonces sont précisément celles de l'entrée en négociation en avril». «C'est notre devoir d'aller jusqu'au bout, ça ne veut pas dire qu'on ne fera pas grève mais on jugera à la fin seulement», a-t-il ajouté.

A l'issue d'une semaine de grève des personnels navigants et commerciaux, qui aura coûté environ 90 millions d'euros à la compagnie, la direction d'Air France a annoncé la prolongation de l'accord d'entreprise en vigueur, qui arrive normalement à terme fin octobre, jusqu'en février 2017.

Air France a également proposé de reprendre à partir du 24 août une négociation afin de «répondre à l'attente de stabilité à long terme de certaines règles» et «dépasser» les blocages rencontrés dans les négociations menées depuis la mi-avril.

(ats)

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