17.11.2020 à 00:06

RésultatsAirbnb: un profit de 219 millions malgré le coronavirus

La plate-forme de location de logements entre particuliers, qui va bientôt entrer en Bourse, a publié un chiffre d’affaires en baisse mais a malgré tout dégagé des profits.

Image d’illustration.

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AFP

Airbnb a dégagé un bénéfice net de 219 millions de dollars (200 millions de francs) de juillet à septembre. L’entreprise, qui s’apprête à entrer en Bourse, a bien rebondi après les premiers mois de la pandémie de Covid-19.

La plate-forme de location de logements entre particuliers a publié lundi ses documents pour son arrivée prochaine à Wall Street. Ils révèlent malgré tout l’étendue des dégâts liés aux mesures sanitaires pour la société, avec un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars pendant les 9 premiers mois de 2020, en baisse de 32% sur un an.

Le groupe, né à San Francisco il y a 13 ans, a créé un concept qui a bouleversé l’industrie des voyages professionnels et du tourisme, avec 4 millions d’hôtes à son compteur. Mais il a été heurté de plein fouet par les mesures sanitaires imposées dans le monde à l’hiver et au printemps dernier.

Le Covid-19 «va continuer d’avoir un impact négatif sur nos résultats opérationnels et financiers sur le long terme», reconnaît le groupe californien. «Cependant, nous pensons qu’à mesure que le monde se rétablit de la pandémie, Airbnb va être une source vitale d’émancipation économique pour des millions de personnes».

Longs week-ends

L’entreprise a notamment trouvé une bouée de sauvetage dans l’appétit pour les longs week-ends et vacances à proximité de chez soi, faute de pouvoir voyager. Elle constate aussi que «les séjours de plus de quelques jours ont commencé à augmenter alors que le ‹travail à la maison’ est devenu le ‹travail de n’importe quelle maison' sur Airbnb».

En 2018 et 2019, le groupe avait déjà dégagé un profit pendant la saison estivale, contrairement aux autres trimestres. Mais il a baissé en 2019 (-21% à 267 millions de dollars) et en 2020 (-17% à 219 millions). Ces bénéfices nets constituent néanmoins un signal positif pour les investisseurs. D’autres sociétés relevant de la «gig economy», ou économie du partage, comme Uber, entré en Bourse l’année dernière, n’ont jamais réussi à être rentables.

Airbnb avait démarré son processus d’entrée en bourse à l’été en utilisant un mécanisme dit «confidentiel», mis en place en 2012 et élargi en 2017 aux grosses entreprises par la SEC, qui permet de garder secrètes des informations jugées stratégiques. Ce dispositif permet notamment de s’exposer plus en douceur aux marchés, qui se sont avérés redoutables pour d’autres licornes (entreprises non cotées valorisées à plus d’un milliard), comme WeWork.

En avril, en plein marasme à cause des nombreuses annulations et de la crise du tourisme liée à la crise sanitaire, Airbnb avait levé 1 milliard de dollars auprès de fonds d’investissement. Elle valait alors 18 milliards de dollars, selon la chaîne télévisée économique américaine CNBC, bien en deçà des 35 milliards estimés avant la pandémie.

(ATS/NXP)

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