Il y a un mois, il avait le Covid-19: Akanji est de retour: «Je suis en forme!»

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Il y a un mois, il avait le Covid-19Akanji est de retour: «Je suis en forme!»

Atteint par le coronavirus au mois d’octobre, il n’avait pas pu jouer pour la Suisse. De l’histoire ancienne pour le défenseur, à quelques heures de Belgique – Suisse

par
Daniel Visentini
Manuel Akanji, touché par le Covid-19 en octobre, est de retour en équipe de Suisse. Le calme du défenseur de Dortmund fera du bien.

Manuel Akanji, touché par le Covid-19 en octobre, est de retour en équipe de Suisse. Le calme du défenseur de Dortmund fera du bien.

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C’était il y a un mois, seulement, un mois déjà. Arrivé le lundi pour les trois matches au programme, Manuel Akanji, d’abord testé négatif à son arrivée au rassemblement, le lundi 5 octobre, voyait un deuxième test, le mercredi, se révéler positif. Pas de SuisseCroatie pour lui. Pas plus d’EspagneSuisse ni d’AllemagneSuisse. Immédiatement placé à l’isolement, le défenseur subissait les événements.

On ne peut pas refaire l’histoire, mais à mesurer la nature des bourdes multipliées par Fabian Schär à Cologne, qui ont coûté la victoire à la Suisse en Allemagne (3-3), on se demande si la présence d’Akanji n’aurait pas rassuré tout le monde.

Un mois a passé et la Suisse se lance dans la même séquence: trois matches en sept jours. Cela commence ce mercredi soir à Louvain, pour un choc amical contre la Belgique. Avant les deux derniers matches de la Ligue des nations, samedi à Bâle contre l’Espagne, mardi à Lucerne contre l’Ukraine.

«Forcément, au début, quand tu es diagnostiqué positif, il y a un peu de peur»

Manuel Akanji, défenseur de l’équipe de Suisse

«Je me sens bien, je suis en forme, dit aussitôt Akanji. Je ne ressens plus rien de ce qui m’a éloigné de la sélection il y a un mois. Les symptômes de ce Covid que j’ai eu, c’était un peu de mal de tête, un sentiment de fatigue. Cela n’est pas allé plus loin, heureusement. Forcément, au début, quand tu es diagnostiqué positif, il y a un peu de peur. Parce que tu ne sais pas très bien ce qui peut se passer. Maintenant, c’est derrière moi et je suis prêt à jouer.»

Il ne sera peut-être pas titulaire ce mercredi à Louvain. Vladimir Petkovic est obligé de faire tourner son effectif, impossible de demander à un joueur de disputer les trois matches de suite. D’autant plus qu’Akanji n’est pas en déficit de temps de jeu.

Titulaire inamovible

À Dortmund, il n’y a que ce satané Covid qui l’a éloigné du terrain. Il a raté un match de Bundesliga à Hoffenheim et il n’était pas non plus du déplacement de Rome, en Ligue des champions, pour affronter la Lazio. Pour le reste, il est un titulaire inamovible de la défense du Dortmund de Lucien Favre, six fois en championnat, deux fois à l’échelon européen.

Autant dire que le joueur de 25 ans sera une pièce précieuse du dispositif défensif de Petkovic, contre l’Espagne et l’Ukraine, la Suisse visant deux victoires pour assurer le maintien en première division de la Ligue des nations, à tout le moins quatre points pour espérer.

«Nous continuons de progresser avec cette équipe, lance Akanji. Depuis le Mondial 2018, plusieurs anciens ont quitté le groupe et de nouveaux, plus jeunes, l’ont intégré. C’est une évolution naturelle. Il y a beaucoup de talent dans le groupe, nous pouvons faire de belles choses.»

Des mesures respectées

Malgré les circonstances et toutes les mesures sanitaires, qu’il connaît désormais mieux que personne? «Tout est mis en œuvre pour assurer le maximum de sécurité, souffle-t-il à travers son masque. Je n’ai contaminé personne il y a un mois, par exemple, c’est bien comme cela. En Bundesliga aussi, tout le monde fait attention. Il faut s’adapter aux circonstances. On pourrait se dire que toutes ces mesures sont pesantes, mais elles sont nécessaires, nous respectons tous les règles.»

Akanji est de retour. La Suisse a bien besoin de son calme et de sa présence derrière. Pour rassurer un Sommer pas souvent à son avantage dans cette Ligue des nations, pour épauler un Schär dont le retour au haut niveau, après une longue blessure à l’épaule s’est accompagné de bien des erreurs personnelles en Allemagne.

Akanji, l’homme providentiel? On le saura dans moins d’une semaine.

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