Présidentielle US: Al Gore, la preuve que chaque voix compte
Publié

Présidentielle USAl Gore, la preuve que chaque voix compte

Il y a seize ans, le démocrate Al Gore avait perdu l'élection présidentielle d'un rien. Il veut aider Hillary Clinton.

Al Gore s'est retiré de la politique, trouvant une cause dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Al Gore s'est retiré de la politique, trouvant une cause dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Keystone

Il y a seize ans, le démocrate Al Gore perdait l'élection présidentielle américaine à quelques centaines de voix près. Mardi, c'est cette cruelle leçon qu'il devait livrer aux Américains qui hésitent à voter pour Hillary Clinton.

L'ancien vice-président de Bill Clinton devait revenir mardi sur les lieux du crime, en Floride, l'Etat où l'élection présidentielle de 2000 a plongé dans le chaos: les premiers résultats furent si serrés que des dépouillements nouveaux furent ordonnés, dans une atmosphère de guérilla judiciaire, avant que la Cour suprême ne déclare vainqueur le républicain George W. Bush 35 jours après l'élection.

Pente ascendante

Depuis, Al Gore s'est retiré de la politique, trouvant une nouvelle cause dans la lutte contre le réchauffement climatique. C'est pour toutes ces raisons que l'équipe Clinton a appelé ce co-lauréat 2007 du Nobel de la paix, aujourd'hui âgé de 68 ans (il a cinq mois de moins qu'Hillary Clinton).

L'entourage de la démocrate confirme sa «triple utilité»: il est un excellent porte-parole sur le climat, une priorité politique d'Hillary Clinton; il permettra peut-être de toucher les jeunes électeurs qui préféraient l'idéalisme de Bernie Sanders au froid pragmatisme de la candidate; et il est la preuve vivante que chaque voix compte.

L'ex-First Lady est sur une pente ascendante depuis deux semaines, mais ne veut rien laisser au hasard. L'état-major démocrate s'affole face à la relative popularité du candidat libertarien Gary Johnson. Selon les sondages, il recueille en moyenne 7% des intentions de vote, principalement grâce aux moins de 30 ans, ce qui en ferait le candidat tiers le plus haut depuis Ross Perot dans les années 1990.

(ats)

Votre opinion