Suisse: Alain Berset n’est pas sujet au «chantage»

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SuisseAlain Berset n’est pas sujet au «chantage»

Mercredi, le conseiller fédéral Alain Berset s’est exprimé après les révélations d’une tentative de chantage dans la presse, samedi.

Alain Berset estime que la tentative de chantage, dont il a été victime, n’a pas eu d’influence sur son travail. Il s’agit d’une affaire privée, a affirmé mercredi le conseiller fédéral, en insistant sur le respect de la sphère personnelle.

Le respect du cadre privé est important pour tout le monde, et c’est aussi le cas pour les membres du Conseil fédéral, a déclaré le ministre de la santé devant la presse à Berne. Il est important qu’il ne se limite pas aux discours, mais qu’il soit une réalité vécue, a-t-il ajouté.

Malgré le caractère privé de l’affaire, Alain Berset a tenu à en informer le Conseil fédéral. À l’époque, il avait déjà informé le président de la Confédération Ueli Maurer et la ministre de la justice Karin Keller-Sutter.

Le Fribourgeois estime que cette tentative de chantage n’a pas eu d’influence sur son travail. La plainte pénale qu’il a déposée auprès du Ministère public de la Confédération (MPC) fait «la preuve par l’acte» qu’il n’est pas sujet au chantage, a-t-il ajouté.

La femme qui a tenté de faire chanter Alain Berset a été interpellée en décembre dernier.

La femme qui a tenté de faire chanter Alain Berset a été interpellée en décembre dernier.

Keystone

Fausses affirmations

L’hebdomadaire «Weltwoche» a révélé samedi qu’une femme a tenté de faire pression sur Alain Berset en usant de photos et de correspondance privée entre elle et le chef du Département fédéral de l’intérieur. Elle exigeait 100’000 francs, menaçant de divulguer ses informations au public en cas de non-paiement.

La femme a été arrêtée en décembre dernier. La veille, elle avait envoyé une lettre au Fribourgeois lui indiquant qu’elle retirait sa demande et que ses affirmations ne correspondaient pas à la réalité. Elle a été condamnée à une peine de 150 jours-amende à 30 francs, soit 4500 francs avec un sursis de deux ans. Elle doit encore s’acquitter d’une amende de 900 francs.

L’Autorité de surveillance du MPC a ouvert une enquête pour savoir si le traitement de la plainte du conseiller fédéral s’est déroulé dans les règles.

(ATS/NXP)

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