Football - Alain Geiger: «Il faut que je les secoue…»
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FootballAlain Geiger: «Il faut que je les secoue…»

Dans les rangs servettiens, la défaite 4-1 contre Lausanne ne passe pas.

par
Valentin Schnorhk
(Genève)
Alain Geiger a promis de réveiller ses joueurs, après qu’ils sont passés à côté de ce derby lémanique.

Alain Geiger a promis de réveiller ses joueurs, après qu’ils sont passés à côté de ce derby lémanique.

Lafargue

Cela fait partie du jeu. Un derby n’est rien sans chambrage. Les Lausannois y ont pris un malin plaisir, restant de longues minutes sur la pelouse du Stade de Genève, s’amusant des huées de la petite centaine de spectateurs genevois qui n’avaient pas quitté l’enceinte. Et puis, Mory Diaw a remis ça, à sa sortie du stade, s’enorgueillissant de ce succès 4-1 du LS, en montant sciemment le volume de sa musique alors qu’Anthony Sauthier était à l’interview. Cela a rappelé, l’espace d’un instant, ce qu’étaient les derbys dans l’ancien temps, lorsque le public était convié en masse.

Pas de quoi faire dérouiller le capitaine servettien, qui avait déjà bien d’autres raisons d’être atteint: «Nous sommes dans une spirale négative, toutes les petites erreurs se finissent en occasions pour l’adversaire. Il faut vraiment qu’on change cette mentalité.» Question d’honneur, d’autant plus que les Grenat terminent la saison sans avoir battu leur rival lémanique: «On a le droit d’être moins bons, d’être à côté de nos pompes. Mais nous devons montrer du caractère, de la fierté.»

«Je vais secouer le cocotier demain.»

Alain Geiger, entraîneur du Servette FC

Les Genevois n’auront pas le choix, alors qu’ils doivent encore aller à Vaduz avant de terminer contre Saint-Gall. Alain Geiger ne l’entend en tout cas pas de cette oreille. Le retour de bâton se fera sentir, à en croire l’entraîneur de Servette: «Je vais secouer le cocotier demain, assène-t-il. Aujourd’hui, nous n’étions pas là. Nous avons lâché. Nous ne pouvons pas passer à travers de la sorte. Il faut que je les secoue.» Cela présage d’un entraînement animé vendredi.

Côté lausannois, il sera bien sûr heureux. «Nous sommes définitivement sauvés, s’est marré Giorgio Contini. Ce sont trois points mérités. J’avais dit avant le match que si nous voulions jouer quelque chose jusqu’au bout, il fallait gagner aujourd’hui. Et désormais, nous avons deux matches avec l’Europe à aller chercher.» La dynamique du moment parle plus pour les Vaudois. Et même si Lucerne est encore dans le coup, Servette et Lausanne ont un duel à distance à se livrer pour faire resplendir le Léman en Europe. Ce mercredi soir, le Lac était vaudois.

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