Voile – Alan Roura avait le bateau, il a aussi le sponsor
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VoileAlan Roura avait le bateau, il a aussi le sponsor

Le marin suisse va voguer sur «Hublot», ces prochaines années, et se donne les moyens de ses ambitions.

par
Grégoire Surdez
Alan Roura se donne les moyens de briller grâce à «Hublot».

Alan Roura se donne les moyens de briller grâce à «Hublot».

VINCENT CURUTCHET

Alan Roura ne fait jamais rien comme les autres. Il aime surtout surprendre son monde. En novembre, il avait clairement bluffé pas mal de monde en annonçant qu’il avait racheté l’ancien «Hugo Boss» d’Alex Thomson. Un bateau de la toute dernière génération convoité par la moitié du plateau des skippers internationaux! Sans rien dire, il avait œuvré avec le soutien d’un mécène, en toute discrétion. Une fois la bête de course acquise, restait encore le plus dur à faire en dénichant un sponsor titre à même de faire tourner la machine. «Ce sera donc Hublot, lâche le marin tout heureux. J’en rêvais depuis des années tant je suis convaincu que leur philosophie colle avec la nôtre.»

Dès ce printemps, Navman, la petite société d’Alan Roura, basée à Lorient, devient la Hublot Sailing Team. Le bateau, actuellement en chantier, sera remis à l’eau avec ses nouveaux habits ces prochaines semaines. Du noir, du jaune, du blanc. De la sobriété. «Pas de doute, ce bateau va faire sensation, s’amuse le skipper. Dans un premier temps, je vais devoir apprendre à maîtriser l’engin. Les courses de début de saison serviront de galop d’essai pour aborder le gros objectif de l’année, la Route du Rhum, en novembre à Saint-Malo.»

Voilà à quoi ressemblera «Hublot» une fois que la peinture aura séché.

Voilà à quoi ressemblera «Hublot» une fois que la peinture aura séché.

HUBLOT

Mais c’est surtout le prochain Vendée Globe de 2024 qui est dans le viseur du plus breton des marins suisses. Déjà deux fois classé (12e et 17e) sur la plus exigeante des épreuves véliques, Alan Roura abordera un troisième tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, avec de grosses ambitions. Il n’aura alors que 31 ans! «Pour la première fois, j’aurai toutes les cartes en main pour viser la victoire, dit-il. Pas seulement pendant la course mais aussi et surtout avant. Je ne ressens aucune pression mais un vrai bonheur de pouvoir faire mon métier dans les meilleures conditions possibles.»

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