Chronique: Alan Roura: «Viser la victoire sur le prochain Vendée Globe»
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ChroniqueAlan Roura: «Viser la victoire sur le prochain Vendée Globe»

Retrouvez la chronique que le marin genevois tient dans «Le Matin Dimanche».

par
Alan Roura
Freshfocus

Un mois que j’ai passé la ligne d’arrivée du Vendée Globe… et une nouvelle course contre-la-montre, le pied à peine posé sur la terre ferme! Une petite fête, une bonne nuit de sommeil et voilà que j’étais déjà sur l’autoroute en direction de Paris puis de Genève, pour une première tournée médiatique, un coucou à mes sponsors et relancer la suite de mes aventures.

Ce n’est que deux semaines après mon retour aux Sables-d’Olonne, non sans un nouveau crochet en Vendée pour récupérer mon bateau «La Fabrique» et le ramener à son port d’attache en Bretagne, que j’ai enfin pu retrouver ma maison, mon lit, ma douche mais aussi mon chantier naval. Une dernière navigation de contrôle pour compléter la «job-list» avant la mise en chantier, un démâtage du bateau, sa mise au sec et une journée de repos plus tard, je suis de nouveau de retour au pays des vaches…

La course au large ne se résume pas à nos quelques semaines de compétition par saison. Il y a tant d’autres missions autour, de la préparation du bateau aux opérations de relations publiques, à commencer par la recherche de fonds et donc de partenaires financiers. Un Vendée Globe, c’est avant tout une équipe et un chantier à faire tourner. Et donc une masse salariale et des frais de fonctionnement. Un budget important. Un budget que «La Fabrique», fidèle partenaire qui a cru en moi dès le départ, ne pourra plus assumer. Quelle aventure incroyable nous avons pu vivre ensemble jusqu’ici!

Car je veux retourner sur le Vendée Globe, mais seulement si j’ai les moyens de jouer la gagne. Avec le bon bateau, la bonne structure et la bonne équipe, je peux y prétendre. On dit que le Vendée Globe offre trois victoires: celle d’être au départ, celle de parvenir à le terminer et la vraie, celle de le gagner. J’ai déjà connu par deux fois les deux premières… J’aimerais un jour avoir la chance de pouvoir rêver de la troisième.

Il faut donc battre le fer tant qu’il est chaud, ou surfer sur la vague – expression plus à propos dans mon cas! Me voici donc en vadrouille, troquant ma veste de quart délavée par plus de 50’000 km sur l’eau pour une veste de costume (trop petite, j’ai pris des bras) à sillonner la Suisse pour présenter mon nouveau projet. Un projet fou: viser la victoire sur le prochain Vendée Globe. Allons en chercher les moyens!

Cette chronique est assurée en alternance par Julien Wanders, Théo Gmür, Alan Roura, Stefan Küng et Jolanda Neff.

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