Actualisé 16.04.2019 à 04:30

Alerte générale, la punaise diabolique sort de son sommeil

Europe

Arrivé d'abord en Suisse, l'insecte d'origine asiatique se répand désormais dans les pays voisins. Sans prédateurs, il inquiète les producteurs de fruits... et de noisettes.

par
lematin.ch
La punaise diabolique – Halyomorpha halys pour les intimes – est reconnaissable à sa carapace marbrée.

La punaise diabolique – Halyomorpha halys pour les intimes – est reconnaissable à sa carapace marbrée.

iStock/drnadig

Involontairement importées de Chine, elles sont arrivées d'abord en Suisse en 2004, probablement cachées dans du matériel pour un jardin oriental. Elles ont fini par se répandre en dehors de nos frontières pour contaminer la plupart des pays européens.

Elles n'ont ici aucun prédateurs naturels pour limiter leur population et la lutte chimique s'est révélée jusqu'ici inefficace. Elles ne sont pas dangereuses pour l'homme mais elles adorent se nourrir de pommes, poires, pêches, de kiwis et de noisettes, au point d'inquiéter les producteurs. Elles ont passé l'hiver bien au chaud, surtout dans nos villes.

Depuis quelques semaines on peut les voir resurgir sur nos murs: le printemps est arrivé et, avec lui, une interminable saison des amours puisque elle peut se prolonger pendant toute la période estivale. Et si les conditions restent propices, c'est à une véritable explosion qu'il faut s'attendre.

Signalements

Pour toutes ces raisons, la punaise diabolique – Halyomorpha halys pour les intimes, reconnaissable à sa carapace marbrée – inquiète. En France en particulier, les signalements se multiplient, notamment sur une application conçue par l'Institut National pour la Recherche Agricole (INRA) qui en relève plus de 2000 depuis octobre 2018, contre une centaine par an en moyenne depuis le lancement de l'enquête, apprend-t-on notamment sur le portail de france3.

Les pouvoirs publics restent pour l'instant sourds aux appels du pied des chercheurs, l'Europe tarde à mettre au point un programme de surveillance et d'expérimentation de lutte, poursuit le site. Mais le secteur privé est sur le pied d'alerte: le groupe agroalimentaire Ferrero, fabricant d'une célèbre pâte à tartiner, constate ainsi que la punaise asiatique a déjà fait de gros dégâts dans ses noisetiers en Italie et que les premières attaques ont désormais atteint la Turquie.

De quoi, peut-être, aiguillonner la recherche.

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