Cryptomonnaies - Alexander Vinnik jugé en appel pour escroquerie au bitcoin
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CryptomonnaiesAlexander Vinnik jugé en appel pour escroquerie au bitcoin

Lors du premier jugement, il a été acquitté pour les chefs d’escroquerie mais condamné pour blanchiment de fonds extorqués.

Le préjudice qu’il aurait causé s’élève à 135 millions d’euros. 

Le préjudice qu’il aurait causé s’élève à 135 millions d’euros.

AFP

Relaxé en France pour des cyberattaques au bitcoin mais condamné à cinq ans de prison pour le blanchiment des fonds extorqués, le Russe Alexander Vinnik sera rejugé en appel à Paris à partir de mardi.

En décembre, le tribunal correctionnel avait surpris en relaxant celui que l’accusation décrivait comme un «pirate d’envergure internationale» de 13 des 14 infractions pour lesquelles il était jugé.

Le parquet, qui avait fait appel de la décision du tribunal, avait requis dix ans de prison à l’encontre de M. Vinnik, 41 ans. Pendant le procès, le parquet s’était dit convaincu que le prévenu, «pionnier» des cyberattaques, était bien le «chef d’orchestre» du rançongiciel Locky.

Logiciel d’escroquerie

Ce logiciel malveillant cryptait les données des systèmes informatiques, les rendant inaccessibles à moins de payer une rançon en cryptomonnaie pour obtenir une clé de déchiffrement. Entre 2016 et 2018, il a fait près de 200 victimes françaises – environ 5’700 dans le monde – et aurait occasionné un préjudice estimé en 2018 à près de 135 millions d’euros.

M. Vinnik avait en revanche été condamné à cinq ans de prison pour le blanchiment des sommes issues des extorsions via le logiciel Locky et à 100’000 euros d’amende, bien moins que l’amende maximale de 750’000 euros requise par le parquet.

«Rien à voir avec ce virus»

Il avait de son côté fait appel de cette condamnation. Tout au long du procès, il avait répété qu’il n’avait «rien à voir avec ce virus» et s’était présenté comme «simple opérateur freelance» pour la plateforme BTC-e, haut lieu de blanchiment d’argent, sur laquelle les rançons étaient payées.

«Il est inquiet», mais «attend ce procès en appel pour que la lumière soit faite sur son innocence», a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats, Me Frédéric Bélot.

Arrêté sur la base d’un mandat d’arrêt américain, sur une plage pendant des vacances en famille en Grèce en 2017, il avait finalement été extradé vers la France. Il reste réclamé par les États-Unis, qui ont prononcé 21 chefs d’inculpation à son encontre et espèrent le récupérer une fois la procédure française terminée.

M. Vinnik, lui, préférerait être extradé vers la Russie, où il est aussi réclamé pour une escroquerie mineure.

(AFP)

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