Un jour, une joueuse: Allemagne: Merle Frohms, l'école des gardiens allemands

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Un jour, une joueuseAllemagne: Merle Frohms, l'école des gardiens allemands

Pendant le début de l'Euro 2022, lematin.ch vous présente une joueuse par sélection présente en Angleterre. On continue avec l'Allemagne et son extraordinaire gardienne.

par
Robin Carrel
(Manchester)
La gardienne à la parade.

La gardienne à la parade.

AFP

Elle a 27 ans, elle mesure 1m73 et elle est la nouvelle No 1 devant la cage allemande. Une pression, car elle a réussi à écarter Almuth Schult et que ça a beaucoup fait parler de l'autre côté du Rhin. Son histoire avec la sélection a réellement commencé en novembre 2019, lorsqu'elle a sorti un penalty - qu'elle avait elle-même provoqué - à Wembley, devant la bagatelle de 77'768 spectateurs. Les siennes avaient fini par s'imposer 2-1 contre l’Angleterre. C'est là que se jouera la finale de l'Euro dans quelques semaines. Tiens, tiens...

La place de titulaire de Frohms n'était toutefois pas évidente il y a encore quelques semaines. Sa prédécesseuse Schult, en partance pour les Etats-Unis à la fin du tournoi, semblait intouchable, au vu de ses performances. Mais la vie en a décidé autrement. La portière de Wolfsburg a donné naissance à des jumeaux, mais c'est surtout une grave blessure en 2019 qui l'a écartée de la cage allemande et a changé son statut. Elle n'a plus été titulaire depuis, car Frohms s'est installée entre les bois.

«Almuth a mis beaucoup, beaucoup de temps à retrouver ses marques. Ensuite, on n'a pas trouvé le temps de la relancer, a expliqué la sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg, l'ancienne coach de la Suisse. Mais le plus important, c'est que c'est surtout Merle qui a gagné sa place. Ainsi, je n'ai aucun doute et il n'y a pas de raison de changer quoi que ce soit.»

Même les cinq centimètres de différence entre les deux femmes n'y changeront rien. La tonicité et les réflexes de Merle Frohms n'ont aucun équivalent en Allemagne. Mieux, si vous décortiquez le jeu de la gardienne de l'Eintracht Francfort, vous remarquerez rapidement la ressemblance avec un certain Manuel Neuer, surtout quand les Allemandes ont le ballon. La No 1 aime jouer avec ses pieds et fait preuve d'un sang froid à toute épreuve, même sous un intense pressing adverse.

«Je suis très heureuse ce débuter le tournoi, a-t-elle dit il y a quelques jours, après avoir «blanchi» la Suisse (7-0) en match amical. Ca fait trois ans que je me prépare intensivement à ça. Il y a un gros niveau chez nos adversaires, mais nous sommes prêtes car bien préparées. Nous sommes impatientes que ça commence! C'est clair pour nous qu'on joue pour gagner le titre.» Attention, car le football féminin se joue aussi à onze contre onze et on sait qui gagne généralement à la fin.

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