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DécisionAltercation aux Fêtes de Genève: plainte classée

Le soir du feu d’artifice, Eric Stauffer avait été aspergé avec un spray au poivre par un vigile.

par
Valérie Duby
Entre Eric Stauffer, courbé derrière la femme à gauche de l'image, et le vigile tout à droite. Deux hommes s’étaient interposés et avaient tenté de calmer les esprits.

Entre Eric Stauffer, courbé derrière la femme à gauche de l'image, et le vigile tout à droite. Deux hommes s’étaient interposés et avaient tenté de calmer les esprits.

DR.

Il y a bientôt un an, l’altercation entre un agent de sécurité et Eric Stauffer aux Fêtes de Genève faisait la Une des journaux. Le président d’honneur du MCG se retrouvait aspergé avec un spray au poivre utilisé par le vigile, alors qu’il avait emprunté – avec beaucoup d’autres - un escalier normalement réservé aux services de sécurité. Atteint au visage, il avait dû se jeter dans le lac pour apaiser ses brûlures. Plainte de l’élu, plainte de l’agent, «l’affaire» a occupé le premier procureur Yves Bertossa qui avait tenté de les «réconcilier». En vain. Le Matin a appris que le magistrat avait classé l’affaire. L’avocat de l’agent de sécurité, Me Pierluca Degni, confirme le classement de l’affaire. Il n’entend pas recourir contre la décision «raisonnable» du procureur Bertossa.

Stauffer va recourir

Joint en vacances, Eric Stauffer déclare comme on pouvait s’y attendre qu’il entend recourir. «Cette personne ne doit plus jamais pouvoir travailler dans le domaine de la sécurité. Je rappelle qu’il s’agissait d’un frontalier qui travaillait sur un chantier avant d’être engagé sans aucune formation comme agent de sécurité. Je reste persuadé que s’il avait eu une arme, il en aurait fait usage. Il avait perdu les pédales.» L’altercation des Fêtes de Genève n’a pas fini d’occuper la justice genevoise…

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