Cinéma - Ambiance survoltée à New York pour le retour à l’écran des Soprano
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CinémaAmbiance survoltée à New York pour le retour à l’écran des Soprano

«Les Soprano» furent une série culte des années 2000. Un préquel vient de sortir aux États-Unis, avec le fils de James Gandolfini dans le rôle principal.

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Michael Gandolfini reprend le rôle qui était celui de son père, James, décédé en 2013.

Michael Gandolfini reprend le rôle qui était celui de son père, James, décédé en 2013.

AFP
Le Beacon Theatre, sur Broadway, a été pris d’assaut par les fans survoltés de la série «Les Sopranos».

Le Beacon Theatre, sur Broadway, a été pris d’assaut par les fans survoltés de la série «Les Sopranos».

AFP

Quatorze ans après le dernier épisode de la série télé culte «Les Soprano», le film retraçant les années de jeunesse du futur boss mafieux Tony a été présenté mercredi soir, en avant-première, à New York, devant un public survolté de fans conquis à l’avance. Le Beacon Theatre, salle de spectacles transformée en cinéma géant, a pris des allures de stade quand David Chase, créateur de la série, qui a coécrit le film, a présenté les acteurs de «The many saints of Newark».

Et les applaudissements ont redoublé pour Michael Gandolfini, le fils de James Gandolfini, mort en 2013 à 51 ans et qui incarnait Tony Soprano, chef violent d’un clan mafieux italo-américain mais père de famille tourmenté. Cette série HBO a marqué la télé des années 2000 et fut un véritable phénomène de société aux États-Unis.

«Je devais juste l’empêcher d’être trop son père»

«Ton père nous manque!» a hurlé un spectateur. Dans le film, Michael Gandolfini, 22 ans, joue lui-même un Tony Soprano adolescent dans le New Jersey des années 1960. «Je ne savais pas si Michael voulait vraiment le faire, cela pouvait être trop pour lui», a confié le réalisateur Alan Taylor, en marge de la projection, dans le cadre du festival du film de Tribeca.

«Mais il l’a montré en une audition, et je n’ai plus jamais douté. Je devais juste parfois l’empêcher d’être ‘trop’ son père», car dans le film, «il fallait qu’il soit cette version jeune et tendre du personnage», a ajouté Alan Taylor, déjà derrière la caméra pour plusieurs épisodes de la série aux 21 Emmy Awards et cinq Golden Globes.

S’il retrace les années de jeunesse de Tony, adolescent doué mais sans repères, entre un père absent et une mère trop sévère, le film est centré sur un personnage qu’il vénère, Dickie Moltisanti, joué par Alessandro Nivola. L’histoire explore aussi les tensions entre les communautés italo-américaine et afro-américaine dans le New Jersey de l’époque, ainsi que les émeutes de Newark, en 1967, et les violences policières.

Mais comme tout préquel qui se respecte, «The many saints («molti santi» en italien) of Newark» multiplie les références à la série et livre quelques clés aux fans qui maîtrisent sur le bout des doigts la généalogie des Soprano.

«J’ai peut-être vu la série six ou sept fois, et c’était vraiment à la hauteur de mes attentes», a confié, après la projection, Robert Quinn, 23 ans, encore soufflé par le rebondissement final. «J’ai grandi dans le New Jersey, où vous entendez vraiment des gens parler comme ça», a-t-il ajouté, disant s’identifier «beaucoup» à la série.

Diffusé aux États-Unis simultanément au cinéma et sur HBO Max, à partir du 1er octobre, le film sort cette semaine au Royaume-Uni et début novembre en France.

(AFP)

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