Actualisé 13.01.2020 à 17:30

JOJ - Ski alpinAmélie Klopfenstein: «Je ne réalise pas encore»

Sacrée en géant dimanche, la Neuvevilloise a décroché trois médailles en trois jours, alors qu'elle n'aurait pas dû participer à ces JOJ.

von
Ugo Curty
Amélie Klopfenstein croque les médailles à pleines dents depuis le début des JOJ de Lausanne.

Amélie Klopfenstein croque les médailles à pleines dents depuis le début des JOJ de Lausanne.

Keystone

C'est presque devenu de la routine pour elle. Dimanche soir, Amélie Klopfenstein était de retour sur l'esplanade du Flon à Lausanne pour une troisième cérémonie des médailles. Cette fois, elle était venue récupérer l'or obtenu en géant le jour-même aux Diablerets. La troisième breloque en autant de jours et de compétitions, après celles du Super-G et du combiné alpin.

Fatiguée par la répétition des efforts, la Romande de La Neuveville se réjouissait de profiter d'un jour de repos ce lundi, avant d'enchaîner avec le slalom mardi et le «team event» mercredi. La moisson n'est peut-être pas terminée pour celle qui se présente surtout comme une technicienne.

Que ressentez-vous en ce moment?

C’est vraiment un incroyable moment devant le public suisse. C’est merveilleux, plein d’émotions en même temps.

Est-ce que vous réalisez ce qui vous arrive?

Non, pas trop. C’est vraiment fou tout ce qui se passe. En trois jours, je n'ai pas trop le temps de réaliser ce qu'il m'arrive.

Entre les déplacements, les compétitions et les cérémonies des médailles, les journées sont longue pour vous. Est-ce que vous commencez à ressentir la fatigue?

Surtout aujourd'hui, vu qu'il y avait deux manches en géant. Je suis partie à 6h15 ce matin et je ne suis pas prête de rentrer. Je suis directement arrivée des Diablerets en train pour la cérémonie des médailles. Je me réjouis d'aller me coucher et d'avoir congé lundi. J'enchaîne avec le slalom mardi et le «team event» mercredi. Mais mes JOJ sont déjà réussis.

Qu’est ce qui fait votre force?

C’est dur à dire (rires). Je skie relâchée et je cherche juste à me faire plaisir, sans pression, ça aide. Il y a quelques jours, je ne savais pas que j’allais participer à ces Jeux. Je n’ai pas eu le temps de trop y réfléchir. Du coup, je suis arrivée ici sans aucune attente.

Justement, vous avez remplacé Delphine Darbellay, qui s'est blessée. Est-ce que vous avez échangé avec elle ces jours?

Oui, Delphine, c'est une bonne copine. On a été dans la même équipe. Je lui souhaite un prompt rétablissement, qu'elle revienne encore plus forte sur les skis. Elle est venue samedi voir l'équipe. On s'est échangé quelques messages. Elle m'a souhaité bonne chance et m'a félicité après mes médailles. Bien sûr, ce n'est pas facile à vivre pour elle, mais malheureusement, les blessures font partie du sport.

Vous attendiez-vous à un événement d’une telle ampleur?

Non, clairement pas. C’est juste incroyable, de loin le plus grand événement auquel j’ai participé. C’est vraiment beau.

C'est comment la vie au Vortex?

C'est beau de vivre ça de l'intérieur. Le bâtiment est magnifique. Les chambres sont très bien. On est vraiment bien lotis.

Pensez-vous déjà à la suite?

Je vais me donner à fond pour les dernières courses évidemment, mais je ne pensais déjà pas gagner ces médailles, alors je ne me mets pas de pression du tout.

Il y a quatre ans, Aline Danioth et Mélanie Meillard avaient brillé lors des JOJ. Est-ce que vous rêvez d'imiter ces championnes?

Bien sûr. Ce sont de très grandes athlètes et j’espère pouvoir m’en inspirer.

Où allez-vous mettre vos médailles?

Je n'y ai pas encore réfléchi. Je vais sûrement les accrocher dans ma chambre au Centre de sport-études de Brigue. Il faut que je trouve une place.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!