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ViolencesAmnesty dénonce un «nettoyage ethnique» en Centrafrique

Le ministre français de la Défense est arrivé à Bangui pour afficher la détermination de Paris à faire cesser les exactions en Centrafrique, livrée selon Amnesty International à un «nettoyage ethnique».

Le pays a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

Le pays a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

AFP

C'est la troisième fois que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris le 5 décembre.

Mardi à Brazzaville, le ministre français avait durci le ton contre les milices qui sévissent en Centrafrique, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions, «si besoin par la force».

«Il faut que l'ensemble des milices qui continuent aujourd'hui à mener des exactions, à commettre des meurtres, arrêtent», avait déclaré Jean-Yves Le Drian, en demandant aux forces françaises et africaines en Centrafrique d'«appliquer les résolutions des Nations unies, si besoin par la force».

Pont aérien

Le pays a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane. Devenu président, il a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices d'autodéfense anti-balaka, majoritairement chrétiennes.

Parallèlement, le Programme alimentaire mondial (PAM) devait lancer un pont aérien entre Douala (Cameroun) et Bangui pour acheminer 1800 tonnes de vivres, de quoi alimenter 150'000 personnes pendant un mois. Une opération qui restera toutefois insuffisante face à l'ampleur de la crise alimentaire et humanitaire.

(AFP)

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