Turquie: Amnesty évoque des «preuves» de torture

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TurquieAmnesty évoque des «preuves» de torture

Amnesty International affirme détenir des informations prouvant que des détenus sont torturés suite au putsch manqué.

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La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)

La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)

AFP
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)

Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)

Keystone
AK Party members stand in front of shoes symbolizing victims of the September 12, Turkish coup d'Etat as they take part in a rally to commemorate the 38th of the event in front of the Ulucanlar prison in Ankara, on September 13, 2018. (Photo by ADEM ALTAN / AFP)

AK Party members stand in front of shoes symbolizing victims of the September 12, Turkish coup d'Etat as they take part in a rally to commemorate the 38th of the event in front of the Ulucanlar prison in Ankara, on September 13, 2018. (Photo by ADEM ALTAN / AFP)

Keystone

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a affirmé dimanche avoir réuni des «preuves crédibles» de cas de tortures de détenus dans des centres de détention en Turquie après la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

«Amnesty International dispose d'informations crédibles selon lesquelles la police turque à Ankara et Istanbul maintient des détenus dans des positions douloureuses pendant des périodes pouvant aller jusqu'à 48 heures», affirme l'ONG dans un communiqué évoquant également privations de nourriture, d'eau et de médicaments, injures, menaces et, «dans les cas les plus graves», coups, torture et viols.

«Les informations faisant état de coups et viols en détention sont extrêmement alarmantes, en particulier au regard du nombre de détentions» constatées depuis la tentative de putsch, déclare le directeur Europe d'Amnesty, John Dalhuisen, cité dans le communiqué. «Il est absolument impératif que les autorités turques cessent ces pratiques abjectes», ajoute-t-il. Pas d'avocat

Selon Amnesty, certains détenus n'ont pas non plus accès à un avocat ou à leurs familles, et ne sont pas suffisamment informés des accusations pesant contre eux. Deux avocats d'Ankara ont également rapporté à Amnesty le récit de détenus affirmant que des officiers de l'armée avaient été «violés avec une matraque» par la police.

Amnesty International exhorte en conséquence le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) à se rendre «d'urgence» en Turquie pour «surveiller les conditions de détention». Réaction d'Ankara

Les affirmations avancées par Amnesty ont été vigoureusement démenties par un haut responsable turc. «L'idée selon laquelle la Turquie, pays qui cherche à adhérer à l'Union européenne, ne respecterait pas la loi est absurde», a-t-il dit. «Nous nions catégoriquement ces allégations et encourageons les groupes de défense (des droits de l'homme) à fournir des comptes rendus impartiaux», a ajouté le responsable.

Selon le Premier ministre Binali Yildirim, plus de 13'000 gardes à vue ont été prononcées depuis les événements de la nuit du 15 au 16 juillet et plus de 5'800 personnes placées en détention, dont 3'718 soldats et 123 généraux.

(AFP)

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